Accueil du site » Revue de presse » Une crème antifongique contre la dermatite séborrhéique légère à modérée du visage
publié le 15 décembre 2003
Lancé en 1986, Mycoster propose une gamme de médicaments antifongiques à base de ciclopiroxolamine, premier antifongique de la famille des pyridones non imidazolés mis à disposition du corps médical. Aujourd’hui, Pierre Fabre Dermatologie innove et propose aux dermatologues et aux médecins une crème antifongique, Mycoster 1 % crème, dont l’indication est la dermatite séborrhéique légère à modérée du visage.
Dermatose fréquente de l’adulte, la dermatite séborrhéique représente de 3 à 10 % des consultations chez les dermatologues. Cette maladie bénigne, qui touche principalement le cuir chevelu et le visage, peut entraîner une gêne fonctionnelle et esthétique, responsable, bien souvent, d’un retentissement sur la qualité de vie. Les lésions sont des plaques érythrosquameuses aux contours imprécis, recouvertes de squames plus ou moins adhérentes. Les signes fonctionnels sont des démangeaisons associées à une sensation de brûlure superficielle. La maladie varie en fonction de l’âge : rare avant la puberté, son pic se situe entre 18 et 40 ans et elle a une forte prédominance masculine. Elle apparaît plus fréquente et plus grave sur certains terrains : syndrome dépressif, maladie de Parkinson, syndrome parkinsonien induit par les neuroleptiques. Chez les patients sidéens (incidence comprise entre 30 et 83 %), sa prévalence et son intensité sont fonction de l’importance du déficit immunitaire ; elle est ainsi un des marqueurs cliniques de l’infection par le VIH. Chez les patients atteints de cancers des voies aérodigestives supérieures, la prévalence de la dermatite séborrhéique est de l’ordre de 44 % et de 33 % chez les patients atteints de pancréatite chronique.
L’évolution de cette dermatose est chronique, ponctuée de poussées qui alternent avec des périodes de rémission spontanée. Antifongique de la famille des pyridones imidazolés, à base de ciclopiroxolamine, Mycoster 1 % crème est indiqué dans le traitement de la dermatite séborrhéique légère à modérée du visage.
Action fongicide et activité antibactérienne
En effet, la ciclopiroxolamine possède une action fongicide (cette activité participe à l’action sur les symptômes cliniques, l’érythème en particulier, dont on a mesuré la disparition dans les études cliniques) et une activité bactérienne sur les Gram positifs et sur les Gram négatifs. Dans une étude multicentrique, en double aveugle, randomisée sur deux groupes parallèles, Mycoster 1 % crème (n = 57) vs excipient (n = 72) chez des patients présentant une dermatite séborrhéique a montré sa supériorité avec une guérison clinique significativement différente (43,9 % vs 15,3 %, p = 0,001 lors de la phase d’attaque ; 62,8 % vs 34,1 %, p = 0,007 lors de la phase d’entretien). Mycoster était appliqué deux fois par jour pendant la phase d’attaque de quatorze à vingt-huit jours et une fois par jour pendant la phase d’entretien de vingt-huit jours supplémentaires. Par ailleurs, une étude multicentrique, en ouvert, a randomisé en deux groupes parallèles Mycoster 1 % crème (n = 154) vs le produit de référence, kétoconazole 2 % gel moussant (n = 149), chez des patients présentant une dermatite séborrhéique du visage. Cet essai a permis de confirmer l’efficacité et la bonne tolérance de la ciclopiroxolamine constatée lors de la première étude et de montrer la non-infériorité de ciclopiroxolamine 1 % vs le produit de référence dans la dermatose séborrhéique du visage mineure à modérée. En effet, à la fin de la phase d’attaque, une guérison était observée dans 37 % et 34,2 % des cas respectivement, ce résultat étant confirmé en période per-protocole. En fin de traitement d’entretien, la ciclopiroxolamine était plus efficace aussi bien sur le taux de guérison (57,5 % vs 44 % ; p = 0,032) que sur la disparition des signes fonctionnels (présents dans 8,7 % vs 17,6 %, p = > 0,038). Enfin, l’appréciation globale des patients était également en faveur de Mycoster 1 % à la fois pour l’efficacité et pour la facilité d’utilisation. L’intolérance vraie était plus fréquente avec le kétoconazole que la ciclopiroxolamine (22,1 % vs 11,7 %, p = 0,015) et la tolérance était jugée très satisfaisante ou satisfaisante dans 99,2 % des cas sous ciclopiroxolamine et 85 % des cas sous kétoconazole (p = 0,001).
Dr Brigitte VALLOIS
Conférence de presse organisée par Pierre Fabre Dermatologie, à laquelle participaient le Pr Chosidow (hôpital Pitié-Salpétrière, Paris) et P. Coudier (Pierre Fabre Dermatologie).