Utilisation des cookies : En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres de cookies, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.Bouton de fermeture de la popup

Ligne d'écoute01 43 67 00 00

L’hépatite C (VHC) : la plus répandue

Le mot « hépatite » désigne une inflammation du foie qui dans la durée peut entraîner la destruction de celui-ci.

Le foie est un organe vital dont la fonction principale est de permettre le passage des éléments nutritifs de nos aliments et curatifs de nos médicaments dans la circulation sanguine, de stocker l’énergie et de la libérer selon nos besoins. Le foie est aussi un « filtre » qui élimine les déchets du sang ; et un producteur de certains éléments essentiels au bon fonctionnement de notre système immunitaire et à la coagulation du sang.

Les hépatites peuvent être causées par la consommation de substances comme l’alcool et certains médicaments ou drogues. Mais ce sont des virus qui sont responsables des formes les plus fréquentes d’hépatites. Ces virus ciblent principalement le foie et sont désignés par les lettres A, B, C, D, E, F et G. On parle donc de VHA (virus de l’hépatite A), de VHB, de VHC, etc.


La plus répandue : l’hépatite C (VHC)

Loin d’être uniforme, le VHC a une variabilité génétique importante, donc plusieurs génotypes et sous-types. Un « génotype » est un peu la carte d’identité génétique d’un être vivant qui permet de le différencier des autres individus de son espèce. Ici, l’espèce en question est le VHC.

À ce jour, les génotypes 1 à 6 et de nombreux sous-types du VHC ont été identifiés. Les génotypes 1 sont prédominants en France (58%). Les génotypes 4 sont en augmentation et notamment majoritaires dans les transmissions du VHC par voie sexuelle chez les hommes qui ont des rapports avec des hommes. Quant aux génotypes 2 et 3, ils sont en diminution.

Modes de transmission du VHC :
Le VHC se transmet par contact avec du sang infecté, principalement dans les situations suivantes :
• transfusion sanguine, produits sanguins non traités contre le VHC
• injections avec des seringues contaminées ou blessures par piqûre d’aiguille dans le cadre des soins
• consommation de drogues injectables ou par voie nasale (partage de seringues et de pailles)
• utilisation de matériel contaminé et non stérilisé pour le tatouage, le piercing, l’acupuncture, les soins en podologie, etc.
• partage de rasoirs, de brosses à dents
• rapports sexuels dits « traumatiques » comme le fist-fucking ou la pénétration anale avec des jouets sexuels non protégés (gants de latex, préservatifs).

La phase aigüe de l’infection
Après l’infection primaire, l’hépatite C entre dans sa phase aiguë. Celle-ci se déroule du début de l’infection au terme des six premiers mois. La plupart (environ 80 %) des personnes infectées ne présentent aucun symptôme au cours cette phase aiguë et n’ont par conséquent aucune raison d’aller se faire dépister pour le VHC.

Dans le cas où l’infection aiguë est symptomatique, cela se traduit par de la fatigue, des nausées, des douleurs abdominales, une jaunisse…

L’hépatite C aiguë a environ 15 % de chances de guérir d’elle-même. Si tel n’est pas le cas, elle doit être traitée (à condition d’avoir été diagnostiquée, ce qui n’est pas simple puisque, comme on l’a vu, il est possible qu’elle ne se manifeste par aucun symptôme).

L’hépatite C chronique
C’est donc dans sa forme chronique que l’hépatite C est détectée dans la grande majorité des cas. Par « infection chronique du VHC », il faut comprendre  la persistance du VHC dans l’organisme six mois après le diagnostic (à ne pas confondre avec les six mois de phase aiguë). On estime que l’hépatite C devient chronique dans 50 à 90 % des cas.

La phase chronique de l’hépatite C peut rester « silencieuse » pendant des années. Ce qui ne signifie pas que le VHC reste inactif : il peut au contraire provoquer des lésions du foie et en rigidifier les tissus (on parle de fibrose). Il peut aussi toucher d’autres organes que le foie, par exemple la peau, d’où l’expression « manifestations extra-hépatiques ».

A terme, le VHC finit par être responsable de cirrhoses et de cancers du foie. Aucun vaccin contre le VHC n’ayant encore été développé, il faut se protéger du virus en évitant de se retrouver dans les situations décrites ci-dessus.

Mais contrairement au VIH, on peut guérir du VHC, contre lequel il existe de plus en plus de traitements.

Lire la suite : l’hépatite A (VHA) et B (VHB)

  • Partager sur
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Twitter

Nos outils pratiques