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VIH / Hépatite C (VHC) : mon suivi médical

Près de 30% des personnes vivant avec le VIH, vivent avec un ou des virus des hépatites. En s’attaquant au foie, ces virus complexifient le traitement et la prise en charge des maladies. Le foie assure de multiples fonctions indispensables à notre organisme: il permet le passage des éléments nutritifs et des médicaments dans la circulation sanguine, il stocke l’énergie et la libère selon nos besoins. C’est également un filtre qui élimine les déchets du sang. Enfin, il produit des éléments essentiels au bon fonctionnement de notre système immunitaire et à la coagulation du sang. C’est donc un organe essentiel et vital.

Vivre avec une co-infection VIH-VHC implique un suivi médical attentif. Le développement de la recherche a permis l’arrivée sur le marché récente de nouvelles molécules pour lutter contre le VHC. Leur prescription dépend de l’état de l’hépatite. Aujourd’hui, on peut guérir de l’infection par le VHC, sous sa forme chronique comme sous sa forme aiguë.

Séropositif, on vient de découvrir que je suis porteur d’une hépatite C
Généralement, c’est sous sa forme chronique que l’hépatite C est détectée. Ce n’est pas sans raison, la phase « aiguë » de la maladie étant plus difficilement diagnostiquée. Pourquoi ?

La phase aiguë représente les six premiers mois de l’infection par le VHC. La détection des anticorps anti-VHC est possible dans 50 à 70 % des cas et tardivement, c’est à dire trois à huit semaines après la contamination (ou primo-infection). Or chez les personnes dont le système immunitaire est déficient, ces anticorps peuvent apparaître plus tard, voire jamais. La charge virale du VHC est rapidement détectable dans le sang (une à trois semaines après la primo-infection), mais pour en prescrire sa recherche, celle des anticorps éventuellement présents et des transaminases, le médecin doit être alerté par un événement indiquant une possible infection par le VHC. Pas si simple… car s’ils se manifestent, ce qui est loin d’être toujours le cas, les symptômes de l’hépatite C aiguë (fatigue, nausées, douleurs abdominales…) peuvent être imputés à d’autres maladies, de sorte que des malades peuvent les négliger et ne pas les signaler à leur médecin, à moins de signes très prononcés, comme une jaunisse.

Le dépistage du VHC doit être inclus dans le premier bilan de toute personne qui découvre sa séropositivité au VIH, afin de ne pas manquer l’opportunité de prendre en charge une hépatite C si elle est présente. S’il est négatif, ce dépistage doit être répété au moins annuellement pour toute personne considérée comme exposée au risque d’infection par le VHC (usagers de drogues, hommes ayant des rapports avec des hommes, détenus).

L’hépatite C aiguë a environ 15 % de chances de guérir d’elle-même chez une personne infectée par le VIH. Si tel n’est pas le cas, elle doit être traitée. Il est néanmoins recommandé d’attendre 4 semaines avant de débuter le traitement : il s’agit de vérifier si une baisse spontanée et significative de la charge virale du VHC n’a pas commencé. Le taux de réussite du traitement standard par Peg-Interféron (Peg-IFN) et ribavirine est bien plus élevé dans l’infection aiguë (entre 50 et 90 %) que dans l’infection chronique. Sa durée doit être de 24 ou de 48 semaines en fonction des situations.

Séropositif, je vis aussi avec une hépatite C chronique
La forme chronique du VHC est en fait la persistance du VHC, confirmée par une charge virale détectable dans l’organisme six mois après le diagnostic. On estime que l’hépatite C devient chronique dans 50 à 90 % des cas.

La chronicité de l’hépatite C peut se traduire par l’un des trois tableaux suivants :
– des transaminases normales et « permanentes », c’est à dire confirmées par trois examens en au moins 6 mois, malgré la persistance d’une charge virale du VHC détectable et de l’inflammation qui en résulte à ce stade. S’il y a des lésions du foie (fibrose), elles sont minimes.
– une charge virale du VHC détectable, des transaminases faiblement élevées ou fluctuantes, généralement non accompagnées de symptômes, hormis une fatigue pouvant être assez constante. Cette forme minime évolue lentement, mais à partir de 50 ans et/ou dans le cadre d’une co-infection avec le VIH, peut s’accélérer, d’où la nécessité d’une surveillance particulière.
– une fibrose plus prononcée, indiquant une hépatite C chronique modérée ou sévère, sans symptômes la plupart du temps (tableau difficile à distinguer du précédent).

Ces deux derniers tableaux présentations sont celles que l’on rencontre le plus souvent chez les personnes ayant une co-infection VIH-VHC anciennes, y compris celle pour qui des traitements ont déjà été tentés. Le profil des personnes co-infectées risque néanmoins de changer à l’avenir, tant la prise en charge médicale s’est améliorée : dépistages plus précoces pour les deux infections, antirétroviraux moins toxiques et plus puissants, meilleures connaissances et nouveaux traitements du VHC, histoire naturelle de l’hépatite C chronique se rapprochant de celle des personnes mono-infectées VHC.

Lire la suite  :  les traitements du VHC

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