Utilisation des cookies : En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres de cookies, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.Bouton de fermeture de la popup

Ligne d'écoute01 43 67 00 00

Prendre soin de moi

Beaucoup appréhendent une mise sous traitement contre les hépatites, du fait de la lourdeur des effets secondaires. Les nouveaux traitements arrivés sur le marché sont mieux tolérés et une bonne préparation peut également aider à les supporter.

Que faire pour que la mise sous traitement se passe le mieux possible ?
Avant tout suivi médical, une bonne hygiène de vie est importante pour favoriser le traitement contre l’hépatite. Même si cela semble une évidence, l’alimentation doit être équilibrée et adaptée. En cas de faible appétit ou de difficultés à manger, des solutions existent : compléments alimentaires sur prescription, livraison de repas à domicile, recettes et conseils sur les forums de patients, etc.

La consommation d’alcool, de drogues (amphétamines, cocaïne, crack, ecstasy, kétamine) et de certains médicaments psycho-stimulants (benzodiazépines, antalgiques) est toxique pour le foie. À défaut d’arrêter, vous pouvez vous faire aider pour en diminuer les quantités. Des consultations spécialisées existent dans certaines villes, des traitements peuvent aider à combattre la dépendance à l’alcool, mais il convient au préalable de consulter son médecin pour en parler.

Une prise en charge pluridisciplinaire
Vivre avec deux virus nécessite une prise en charge multidisciplinaire. Et pour que celle-ci se déroule le mieux possible la communication entre les spécialistes qui vous suivent, et avec votre médecin traitant, doit être aisée. Il est donc important de s’assurer que les informations concernant votre suivi soient reçues par votre infectiologue VIH, par votre hépatologue, ainsi que par votre médecin traitant. De plus avoir avec vous un dossier médical bien renseigné, est essentiel si vous consultez un autre médecin (vacances, urgences, etc.) pour assurer une continuité des soins.

Si le suivi du VIH et du VHC est primordial, votre santé dans son ensemble mérite votre attention. Une surveillance médicale régulière évitera des complications supplémentaires, notamment pour tout ce qui concerne les dents et les problèmes dermatologiques.

Il ne faut pas négliger le soutien que peuvent vous apporter les associations et l’auto-support des autres malades qui sont déjà passés par là. Un accompagnement, professionnel ou pas, peut vous aider et vous permettre d’exprimer vos difficultés.

Vaincre ses appréhensions
La lourdeur des traitements fait peur et peut retarder parfois la décision de commencer le traitement. Il est important de prendre de temps de la réflexion et d’en discuter avec vos médecins et d’autres personnes touchées par ces maladies.

Dans la balance négative : en plus d’épuiser votre organisme la cohabitation des deux virus est une source de complications, qui s’aggrave avec le temps. Il arrive un moment (à partir du stade F2 de la fibrose, si le VIH s’aggrave ou si la cirrhose évolue) où la situation devient critique, voir irréversible, la greffe du foie avec tout ce que cela implique peut devenir la dernière solution, encore faut-il être bien placé sur la liste d’attente.

Dans la balance positive : pour éviter l’aggravation de l’hépatite, les traitements visent à ralentir la maladie, voir à éliminer le VHC, ce qui arrive de plus en plus souvent. Si les effets indésirables sont souvent lourds (mais il est possible de la diminuer), l’action des médicaments atténue la fatigue et les douleurs et fait du bien au foie. Dans la majorité des cas, la fibrose se stabilise, voire peut régresser. Comme dans toutes maladies graves, le mental est essentiel pour avancer, or les risques de dépression sous traitement étant importants, il peut être envisagé de se faire prescrire des antidépresseurs en prévention.

N’attendez pas qu’il soit trop tard, avec le soutien nécessaire affronter la maladie, prévoyez de mettre certaines choses de côté pendant le temps du traitement, voire demandez un arrêt maladie si vous travaillez.

  • Partager sur
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Twitter

Nos outils pratiques