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Etude en situation réelle de la durée de traitement par antirétroviraux dans la cohorte suédoise InfCareHIV

Le 19 mai 2017

HIV drug therapy duration; a swedish real world nationwide cohort study on InfCareHIV 2009-2014.

L’analyse de la durée des traitements antirétroviraux et des facteurs influençant cette durée est importante compte tenu de la nécessité d’un traitement à vie pour le contrôle de l’infection à VIH. Les auteurs ont analysé les données de la cohorte Suédoise InfCareHIV, qui regroupe 99% des patients suivis en Suède, pour mesurer en situation réelle la durée des associations antirétrovirales et les facteurs associées à la durée d’un traitement. Tous les patients ayant initié un nouveau traitement entre 2009 et 2014 ont été inclus dans l’analyse. Un nouveau traitement était défini par l’initiation d’un nouveau 3ème agent (autre qu’un NRTI), chez un patient naïf ou prétraité. Les schémas initiés chez moins de 100 patients ont été exclus. Le dolutégravir n’a pas été pris en considération du fait de la durée trop courte du suivi des patients traité avec cette molécule. 2537 patients naïfs de traitement ont initié un traitement par trithérapie durant la période de l’étude. L’efavirenz a été le 3ème agent le plus utilisé (n = 1096) suivi par darunavir (n = 504), atazanavir (n = 386), lopinavir (n = 292), rilpivirine (n = 156) et raltégravir (n = 149). Des différences sur le choix des molécules existent selon les caractéristiques des patients (par exemple seuls 3% des patients traités par rilpivirine ont une charge virale initiale supérieure à 100000 copies/ml, 3% des CD4 inférieurs à 200/ml et aucun n’était au stade sida à l’initiation du traitement).

En comparaison avec l’efavirenz, les patients traités par rilpivirine arrêtaient moins souvent leur traitement (HR ajusté 0.33; 95% IC 0.20–0.54, p<0.001), alors que les patients sous lopinavir présentaient le plus fréquemment un arrêt de leur traitement (HR ajusté 2.80; 95% IC 2.30–3.40, p<0.001). Le raltégravir était associé avec à un arrêt précoce du traitement (HR ajusté 1.47; 95% CI 1.12–1.92, p = 0.005). Le Hazard ratio ajusté pour l’atazanavir et le darunavir n’était pas significativement différent de celui de l’efavirenz.

2991 patients prétraités ont initié 4552 nouvelles lignes de traitement (dont 37% en seconde ligne, 23 % en 3ème ligne et 39 % en 4ème ligne ou plus). 57 % d’entre eux présentaient une charge virale indétectable lors de l’initiation de la nouvelle ligne. Le darunavir était le 3ème agent le plus utilisé chez les patients prétraités (n = 1285), suivi par l’atazanavir (n = 806), l’efavirenz (n = 694), le raltégravir (n = 622), la rilpivirine (n = 592), le lopinavir (n = 291) et l’etravirine (n = 262). En analyse multivariée, et comparés au darunavir, les autres 3èmes agents, excepté la rilpivirine (HR 0.66; 95% IC 0.52–0.83, p<0.001), présentaient un risque plus élevé d’arrêt de traitement. Au-delà du choix du 3ème agent, d’autres caractéristiques liées au patient étaient associées à un arrêt du traitement : chez les patients naïfs, le stade C initial ou l’utilisation de backbone autres que TDF/FTC ou ABC/3TC augmentent le risque d’un arrêt prématuré du traitement. Chez les patients prétraités, la charge virale plasmatique détectable et le fait d’être lourdement prétraité augmentent le risque d’un arrêt prématuré.

Les auteurs concluent que la durée d’un traitement antirétroviral est dépendante de plusieurs facteurs, parmi lesquels les caractéristiques du patient et l’évolution des recommandations. Le choix du 3ème agent a, selon eux, un impact fort sur l’optimisation de la durée du maintien du  traitement. Le backbone TDF/FTC ou ABC/3TC n’a pas d’effet sur la durée du 3ème agent. L’utilisation de la rilpivirine chez les patients naïfs est associée à une durée de traitement plus longue (si elle n’est pas prescrite chez les patients avec une charge virale élevée ou à un stade clinique avancé). Les résultats sont identiques avec l’utilisation de la rilpivirine en relai d’un traitement en cas de charge virale indétectable. Chez les patients prétraités, le darunavir a été le plus fréquemment utilisé, et montre, après la rilpivirine, le risque le plus faible d’un arrêt de traitement.

Sources : info-vih.com

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