Utilisation des cookies : En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres de cookies, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.Bouton de fermeture de la popup

Ligne d'écoute01 43 67 00 00

Le traitement

L’objectif principal du traitement antirétroviral est de stopper la réplication du VIH. Si cet objectif est atteint, la charge virale diminue jusqu’à devenir indétectable. On dit que la charge virale est « indétectable » quand les appareils de mesure des laboratoires ne parviennent plus à la détecter dans le sang.

Attention : avoir une charge virale indétectable ne signifie pas qu’il n’y a plus de virus dans l’organisme. Même avec les traitements antirétroviraux, on ne guérit pas du VIH car celui-ci persiste dans des compartiments profonds de l’organisme. Mais à partir du moment où la charge virale est indétectable, les CD4 sont préservés et augmentent. Tel est le second objectif du traitement antirétroviral : la restauration de votre système immunitaire.

Pour rester efficace, tout traitement antirétroviral doit être pris sans interruption. Car sitôt qu’on l’arrête, la charge virale indétectable redevient détectable, ce qui signifie que le virus recommence à se répliquer rapidement dans l’organisme.

Prendre un traitement pour me soigner, mais encore ?
Outre ses effets bénéfiques sur votre propre santé, le traitement antirétroviral peut devenir un outil de prévention très efficace de la transmission sexuelle du VIH. En « écrasant » la charge virale, il réduit fortement les risques de transmission dans le cadre d’un partenariat sexuel exclusif si :
– la charge virale du ou de la partenaire infecté(e) est continuellement indétectable depuis au moins six mois ;
– le traitement est vraiment bien pris tous les jours ;
– aucun des deux partenaires n’est atteint d’une autre infection sexuellement transmissible que le VIH.

En dehors de ces conditions, le préservatif reste le seul moyen de protection lors de rapports sexuels, non seulement contre le VIH, mais aussi contre les autres infections sexuellement transmissibles comme la syphilis ou l’hépatite C.

Quand commencer le traitement ?
Tout stade de l’infection à VIH est propice au démarrage du traitement antirétroviral.

a) Vous êtes en phase de primo-infection, c’est-à-dire que, comme votre médecin vous l’a expliqué, vous venez d’être contaminé par le VIH. En raison du choc que vous subissez, vous pensez probablement que ce moment n’est pas idéal pour débuter un traitement antirétroviral, bien que votre médecin vous le recommande fortement. Sachez qu’à ce stade,
l’instauration du traitement antirétroviral a le grand avantage de diminuer rapidement le stock de virus qui est en train de se constituer dans votre organisme et de vous prémunir contre un affaiblissement de votre système immunitaire. De plus, si vous présentez des symptômes de la primoinfection, ils devraient disparaître rapidement, sous la pression des ARV.

b) Si votre système immunitaire a encore toute sa capacité – plus de 500 CD4/mm3 –, l’objectif de votre traitement est de « frapper » sur la charge virale afin qu’elle diminue rapidement, donc de stopper l’évolution de l’infection. Ce n’est pas par hasard qu’il est recommandé de traiter le VIH le plus tôt possible, y compris si vous avez plus de 500 CD4/mm3. L’approche est similaire à celle de la primo-infection : arrêter la constitution d’un stock de virus dans les zones profondes de l’organisme afin de préserver le système immunitaire.

c) Au cas où votre système immunitaire serait déjà plus ou moins déficient – moins de 500 CD4/mm3, en baisse régulière –, le traitement antirétroviral va lui permettre de se reconstituer et vos CD4 remonteront. Ce processus, dont le résultat est quasi certain, peut durer plusieurs années. Si votre immunodéficience est plus prononcée – moins de 200 CD4/mm3 –, votre médecin vous prescrira un ou plusieurs médicaments pour vous préserver des maladies opportunistes, jusqu’à ce que votre système immunitaire se renforce à l’aide des ARV.

d) Si votre séropositivité a été découverte récemment, au cours d’une maladie opportuniste, vous devez prendre votre traitement contre le VIH mais aussi celui de la maladie opportuniste en question. De même que pour le cas précédent, votre médecin cherchera d’autres complications liées à une faiblesse immunitaire et, si nécessaire, prendra les mesures
adéquates.

  • Partager sur
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Twitter

Nos outils pratiques