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Les effets indésirables

Tout en contrôlant le VIH, les antirétroviraux peuvent également avoir d’autres effets sur votre corps. Tous les effets supplémentaires non désirés s’appellent «effets secondaires» ou « effets indésirables ».

Les effets secondaires à court terme
Les effets secondaires les plus fréquents sont liés au fait que votre organisme s’habitue à votre traitement. On constate principalement des diarrhées, des nausées, de la fatigue ou un sommeil perturbé. Dans la majorité des cas, ces effets secondaires disparaissent après quelques semaines. Des médicaments peuvent être prescrits pour limiter ces effets secondaires. Chez certaines personnes, ces effets secondaires peuvent se prolonger. Si c’est votre cas, n’hésitez pas à en discuter avec votre médecin afin d’en trouver la cause et d’y remédier.

Les effets secondaires à long terme
Les effets secondaires qui ont des conséquences à long terme pour votre santé sont aujourd’hui moins courants.

Pour vérifier que tout va bien, assurez-vous que votre infectiologue fasse des analyses régulières de votre foie, de vos reins et de vos os. Vos taux de cholestérol et de glucose doivent aussi être analysés régulièrement. Des taux élevés peuvent signifier que vos risques de développer une maladie cardiaque, du diabète, de l’hypertension ou un accident vasculaire cérébral sont plus élevés.

Les modifications corporelles (perte ou gain de graisse à des endroits spécifiques) sont moins fréquents que par le passé car les médecins évitent désormais de prescrire les médicaments qui causent ces problèmes.

Comment je gère ?
Il est de plus en plus fréquent que des personnes qui commencent un traitement antirétroviral ne signalent aucun effet indésirable. Elles en sont d’ailleurs elles-mêmes les premières surprises ! Certaines observent même un mieux-être et un regain d’énergie.

Il est possible de traiter médicalement certains effets indésirables dès leur apparition. Une autre solution pour mettre fin à un effet indésirable persistant est de modifier le traitement, stratégie aujourd’hui possible dans la plupart des cas.

Les lipoatrophies faciales (joues creuses) qui ont tant fait parler d’elles ne sont plus un sujet de préoccupation pour une personne qui commence un traitement aujourd’hui car les médicaments qui les provoquaient ne sont plus utilisées en première intention. Ainsi, prendre un traitement antirétroviral « ne se verra pas ». Quant à l’accumulation de graisses à l’intérieur du ventre, provoquée par les anciennes trithérapies, c’est un phénomène devenu assez rare aujourd’hui. Elle doit néanmoins être surveillée, mais sans trop de stress car le nombre d’antirétroviraux désormais disponibles facilite la modification d’un traitement si ce phénomène se présente.

En cas d’effets indésirables, nous vous déconseillons d’arrêter votre traitement sans l’avis de votre médecin ! L’arrêt du traitement antirétroviral peut paraître simple à première vue, mais ce n’est pas le cas. Certains antirétroviraux doivent être interrompus dix jours avant les autres pour éviter l’apparition d’une souche du virus qui leur est résistante. Autre exemple, l’inflammation provoquée par le virus soudainement non-traité peut avoir de graves conséquences, comme le déclenchement de maladies cardio-vasculaires.

C’est pourquoi nous insistons : si vous envisagez l’arrêt de votre traitement, vous devez d’abord en discuter avec votre médecin. Un dialogue ouvert avec lui est l’une des clés d’un bon suivi médical, ne l’oubliez pas.

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