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L’observance

Pour que votre traitement antirétroviral soit efficace, vous devez toujours prendre vos médicaments à la même heure, sans rater de prises.

Les antirétroviraux protègent votre organisme pendant plusieurs heures d’affilée, pour cela il est essentiel de prendre toutes les doses au moment requis. La prise régulière des médicaments signifie qu’il y a toujours suffisamment de produit actif dans votre organisme, ceci permettant de maîtriser le VIH.

Pour rester actif, un médicament doit être maintenu à un certain niveau de concentration dans le sang ou « concentration plasmatique ». La « concentration plasmatique maximale », ou « Cmax », est atteinte environ deux heures après la prise d’un médicament. Ensuite, le médicament est peu à peu éliminé de l’organisme par le foie ou par les reins, jusqu’à sa « concentration minimale », ou « Cmin ». C’est lorsque la « Cmin » est atteinte qu’il faut de nouveau prendre le médicament pour que l’augmentation de sa concentration reprenne et, par conséquent, qu’il reste efficace.
Si la « concentration plasmatique » du médicament descend jusqu’à une certaine limite, elle atteint ce que l’on appelle le « seuil minimal d’efficacité » et le médicament perd en efficacité. Dans le cas du VIH, si cela se répète trop souvent, le virus peut développer une résistance aux antirétroviraux qui dès lors n’agiront plus de manière optimale.

Selon la vitesse d’élimination d’un antirétroviral par l’organisme, les prises peuvent être plus ou moins espacées : toutes les 24 heures pour les antirétroviraux à durée d’action longue ; toutes les 12 heures pour ceux à durée d’action plus courte.

Si vous ratez plus d’une prise par mois, vous augmentez les risques d’avoir un traitement défaillant. Il y aura davantage de VIH dans votre organisme, ce qui affaiblira votre système immunitaire et une partie de votre virus pourrait devenir résistant aux médicaments. C’est à dire que les médicaments ne marcheront plus aussi bien et dans ce cas, vous pourriez être obligé de changer votre traitement antirétroviral pour le remplacer par un groupe de médicaments qui ne serait peut-être pas aussi facile à prendre et pourrait avoir davantage d’effets secondaires.

Comment être bien observant à mon traitement ?
Il est essentiel de prendre toutes les doses du traitement au moment précisé et à la bonne dose. Par exemple, si vous devez prendre vos médicaments deux fois par jour, une dose sera assez puissante pendant plus ou moins douze heures. Vous devez prendre la dose suivante avant que la dernière soit complètement évacuée de votre organisme. Si vous la prenez trop en retard, il n’y aura pas suffisamment de médicaments dans votre organisme pendant un certain temps et le VIH pourrait infecter de nouvelles cellules. Mais si vous prenez la dose à l’heure, il y aura suffisamment de médicaments dans votre organisme pour maîtriser votre VIH.

Être observant, c’est prendre ses médicaments dans les conditions indiquées par votre médecin : fréquences des prises, avec ou sans repas… Votre observance doit être optimale pour que votre charge virale devienne indétectable le plus vite possible et le demeure le plus longtemps possible.

Il n’est pas forcément difficile d’être observant. Aujourd’hui, dans la plupart des cas, le traitement se prend en une seule fois par jour. D’autre part, votre médecin a tout fait pour vous prescrire une combinaison compatible avec votre mode de vie si bien évidemment vous l’avez informé sur votre quotidien.

Pour la majorité des personnes vivant avec le VIH, prendre les médicaments devient une véritable routine. Mais pour certaines personnes, quelques mesures simples d’aide à l’observance s’imposent : aide-mémoires, alarme sur le téléphone portable, pilulier…
Si cela vous est possible, ayez toujours une dose de secours quotidienne, par exemple au travail ou dans votre sac. L’oubli isolé d’une prise n’est jamais grave, mais si vos oublis se multiplient, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien, un infirmier, une personne dans une association. Prescrite par votre médecin, une consultation d’observance ou d’éducation thérapeutique pourrait aussi vous aider.

Pour finir, redoublez de vigilance lors de vos changements d’habitudes : nouveaux horaires de travail, vacances, décalages horaires, accueillir des amis ou un parent chez soi, faire la fête, être amoureux… Et si vous vous sentez déprimé, ne laissez pas la situation se dégrader. Là encore, en informer votre médecin ne peut être que bénéfique, pour l’observance et sur tous les autres plans.

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