Utilisation des cookies : En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres de cookies, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.Bouton de fermeture de la popup

Ligne d'écoute01 43 67 00 00

S’informer sur les interactions médicamenteuses

Prendre plusieurs médicaments en même temps peut provoquer des interactions médicamenteuses, altérer leur efficacité ou encore, engendrer des effets secondaires.

Vous l’aurez compris, tous les médicaments ne peuvent pas être pris en association entre eux. Sans paranoïa, il faut donc être vigilant quand on est amené à prendre un médicament en plus de son traitement anti-VIH.

Certaines combinaisons de médicaments sont contre-indiquées, ce qui signifie qu’il ne faut pas les prendre ensemble. Des effets secondaires plus ou moins graves peuvent en découler et des interactions peuvent rendre l’un des médicaments inefficaces ou toxiques. Par ailleurs, la prise de certains médicaments doit être espacée de celle des antirétroviraux.

En cas d’interactions, les concentrations sanguines des médicaments peuvent être modifiées. Cela signifie que, en présence de l’autre « produit », l’un de vos antirétroviraux pourrait voir ses concentrations multipliées et, de ce fait, provoquer des effets indésirables inhabituels. À l’inverse, si sa quantité dans votre organisme devient trop faible, cela pourrait l’empêcher de contrôler efficacement votre virus.

2 choses à retenir pour éviter les interactions
– Il est important que votre infectiologue, votre pharmacien et votre généraliste connaissent tous les médicaments et produits que vous prenez. Ce qui inclut les médicaments en vente libre et sans ordonnance, les vitamines, les compléments alimentaires, les traitements à base de plantes et éventuellement le tabac, les drogues et l’alcool.
– Il est essentiel que ces professionnels de santé vérifient les interactions possibles avant de vous prescrire un nouveau médicament ou de vous recommander le traitement le plus approprié dans le cas de produits annexes à votre thérapie antirétrovirale.

Les interactions reconnues
– Certains traitements de la dysfonction érectile peuvent interagir avec les médicaments anti-VIH (les inhibiteurs de la protéase et les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse).
– D’autres antirétroviraux peuvent interagir avec des antihistaminiques (traitements des allergies), des médicaments contre l’asthme de type stéroïdes, des traitements pour l’indigestion et les statines (médicaments qui sont utilisés pour maîtriser le cholestérol et les taux de lipides).
– Les interactions peuvent également se produire avec des médicaments qui s’inhalent. Exemple : le ritonavir peut interagir avec les inhalateurs et les pulvérisateurs nasaux contenant du fluticasone et du salmétérol, pouvant provoquer de graves effets secondaires.

Alcool, Tabac, Drogues…
On en sait moins sur les interactions avec l’alcool ou les drogues récréatives, mais il en existe.

En cas de consommation de drogues récréatives, nous vous conseillons si cela est possible d’en discuter avec votre médecin ou avec une personne impliquée dans votre prise en charge médico-sociale. Et au delà des interactions, ne perdez jamais de vue que sous l’emprise de drogues ou de l’alcool, il est facile d’oublier de prendre ses médicaments !

Par exemple, la kétamine, l’ecstacy et les méthamphétamines entrent en interaction avec certains inhibiteurs de la protéase et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse.

Plantes, vitamines, compléments alimentaires et automédication
Les antirétroviraux peuvent également interagir avec les traitements à base de plantes mais dans de nombreux cas, les interactions sont théoriques ou constatées dans les études de laboratoire. Plus d’informations sont nécessaires sur la probabilité d’un effet réel.

Nous savons par exemple que le millepertuis (plante médicinale utilisée pour traiter l’anxiété et la dépression) provoque une baisse des inhibiteurs de la protéase et des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse dans le sang. Des études montrent aussi que la pomme de terre africaine (patate douce), Sutherlandia et échinacée peuvent également réduire les niveaux des inhibiteurs de la protéase, des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse et de l’anti-CCR5 (Celsentri®) dans le corps. Pour finir, il faut faire attention avec la consommation de pamplemousse.

Consulter notre réglette d’interactions médicamenteuses 

  • Partager sur
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Twitter

Nos outils pratiques