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Avec les Autres

Besoin de parler, ma vie sociale, ma sexualité, désir d’enfant, ma vie amoureuse, ma vie professionnelle…

« Je me sens mal depuis que l’on m’a annoncé ma séropositivité au VIH mais je ne sais pas à qui en parler, ni comment en parler ? »

Vous pouvez ressentir le besoin de vous confier dans cette période d’inquiétude, pour rechercher un soutien psychologique. Concrètement, vous avez le choix entre diverses possibilités :

– En parler à un proche, à quelqu’un en qui vous avez toute confiance et qui saura préserver la confidentialité de votre discussion. Cette personne qui vous connaît bien pourra vous apporter un réconfort, et partager avec vous ce qui vous arrive. Toutefois, vous devez avoir en tête que cette personne pourrait elle même être choquée, et qu’elle ne pourra peut-être pas gérer cette nouvelle aussi bien que vous le pensiez. Il est difficile de savoir à l’avance comment un proche va réagir, selon ce que cette personne connait ou pas du VIH. Attendez-vous à devoir faire face à une série de questions sur votre contamination, sur votre état de santé. Aussi réfléchissez bien avant de choisir cette personne et donnez-vous un peu de temps pour faire ce choix.
– Vous pouvez vous adresser à votre médecin traitant si ce n’est pas lui qui a prescrit le dépistage, et si vous avez une bonne relation avec celuici. Il pourra éclaircir certaines informations qui vous ont été données et vous donner des conseils. Il pourra aussi éventuellement vous adresser vers un psychologue avec lequel vous pourrez échanger sur les aspects qui vous angoissent.
– Vous pouvez aller vers une association de lutte contre le sida, où vous pourrez être écouté par des professionnels. Ils pourront vous accompagner, vous conseiller tout au long de ce premier parcours, vous faire des recommandations concrètes. Dans certaines de ces associations, vous pourrez entrer en contact avec des personnes qui tout comme vous vivent avec le VIH, et qui pourront vous donner des conseils.

Annoncer sa séropositivité n’est jamais neutre, la prudence est de mise, aussi vous devez vous préparer, choisir le bon moment et à qui vous allez le dire. N’hésitez pas à solliciter un professionnel pour demander conseil, et pour éventuellement vous accompagner dans cette démarche d’annonce.

On ne peut pas vous donner de règle de conduite, ou bien encore une réponse qui conviendrait à tous. Vous seul pouvez identifier le bon interlocuteur et le bon moment. Toutefois nous vous recommandons de ne pas vous isoler et de ne pas vous laisser submerger par l’inquiétude. Demandez de l’aide si vous en ressentez le besoin.

« Maintenant je me pose beaucoup de questions sur ma vie sexuelle, et comment cela va se passer. »

Tout d’abord vous devez savoir qu’il existe des centres de consultation de santé sexuelle et des consultations en sexologie, où vous pourrez échanger avec des professionnels spécifiquement formés pour vous apporter une écoute et des conseils sur la sexualité.

Il se peut que pendant une période plus ou moins longue, votre sexualité soit perturbée, voire que vous constatiez une absence de désir. Il vous faudra peut-être du temps avant de vous sentir suffisamment en confiance. Une fois de plus, allez à votre rythme, prenez le temps de réfléchir et d’échanger.

Ne vous dévalorisez pas parce que vous êtes séropositif, soyez vigilants à ne pas perdre l’estime de vous mêmes.

Si aujourd’hui le préservatif reste encore le meilleur moyen de protéger votre (vos) partenaire(s) et de vous protéger (contre la transmission du VIH mais aussi des Infections Sexuellement Transmissibles), les choses évoluent et de nouvelles méthodes de prévention sont à l’étude pour compléter sa bonne efficacité.

Si vous vivez en couple, ou que vous avez un partenaire sexuel régulier, il est important d’informer cette personne de votre statut. Si cela vous semble trop difficile de le faire seul, vous pouvez demander des conseils à votre médecin, à un psychologue, ou à un conseiller dans une association de lutte contre le sida.

En complément lire Prendre soin de sa santé sexuelle – Interview de Nadège Pierre, psycho-sexologue

« J’avais le projet d’être maman, cela est-il encore possible ? » « Je suis enceinte et maintenant j’ai peur pour mon bébé . »

Oui, de nos jours vous pouvez avoir des enfants en bonne santé ! Être séropositive ne vous empêche pas, le plus souvent, de devenir mère.
Cependant, faire un bébé lorsqu’on est atteint par le VIH impose quelques précautions.

Il est important que vous disiez à votre médecin que vous désirez un enfant, car il va pouvoir vous indiquer quelles sont les mesures à prendre pour faire un bébé en toute sécurité. Une fois enceinte, vous devrez faire un bilan VIH tous les mois (mesure du taux de CD4 et de la charge virale) en plus des examens prénataux classiques. Il se posera aussi la question du traitement, si vous n’en prenez pas encore, il sera mis en place pendant la grossesse. Si vous en prenez déjà un, votre médecin s’assurera que celui-ci est compatible avec la grossesse, et si ce n’est pas le cas il vous en prescrira un autre.

Le choix de vous mettre sous traitement pendant votre grossesse aura pour seul objectif de diminuer au maximum votre charge virale et de réduire ainsi le risque de transmission du VIH au bébé au cours de la grossesse et de l’accouchement.

Des mesures préventives supplémentaires seront aussi mises en place. Ainsi, votre bébé devra lui aussi prendre un traitement pendant 4 à 6 semaines après sa naissance.1 De plus, vous devrez avoir recours à l’allaitement artificiel (biberons de lait maternisé) car bien que le traitement réduise le risque de transmission du virus par le lait maternel, il ne le supprime pas totalement.

Même si ces mesures sont contraignantes, dites vous qu’elles ont pour objectif d’empêcher la transmission du virus à votre enfant et qu’aujourd’hui, le risque que celui-ci soit séropositif est de moins de 1%.

Enfin sachez que la grossesse n’est pas un facteur aggravant l’évolution de l’infection à VIH.

« Je veux être papa mais je ne sais pas si cela est toujours possible. »

Oui, les hommes séropositifs peuvent avoir des enfants. La transmission du VIH du père à l’enfant est impossible. Si la future mère est séronégative, le problème est alors de ne pas la contaminer pendant la conception. Pour le futur bébé le risque principal de transmission se fait donc de la mère à l’enfant. C’est pourquoi il est primordial que vous informiez votre médecin de votre désir d’enfant car celui-ci pourra vous orienter vers une consultation spécialisée et éventuellement un protocole de procréation assistée, afin d’éviter la transmission du VIH à la future mère.

« J’ai un emploi qui me convient, faut-il que je le dise à mon employeur ou au médecin du travail ? »

Vous n’avez pas à révéler votre séropositivité à votre employeur2, pas plus que tout autre problème de santé. Si vous deviez avoir des absences répétées, nous vous conseillons d’informer votre médecin du travail. Celui-ci est tenu au secret médical et ne doit pas communiquer ces informations à votre employeur. Son rôle est d’établir votre aptitude au travail selon votre état de santé et dans certains cas de proposer des adaptations de poste.Vous n’êtes pas non plus obligé de le dire à vos collègues de travail, et nous vous recommandons la plus grande prudence à ce niveau. On observe malheureusement encore dans le monde professionnel des cas de discrimination à l’égard des séropositifs.

« J’ai peur que l’on voit que je suis séropositif, je n’ai pas envie que tout le monde le sache. »

Aujourd’hui, grâce à l’efficacité des traitements, les signes de la maladie ne se voient plus comme par le passé. De plus, avec une prise en charge efficace, effectuée à temps, vous pourrez gérer cette situation en toute discrétion. Cela vous permettra de choisir les personnes avec qui vous aurez envie de partager votre statut.

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