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Vieillir avec le VIH

Les PVVIH de 50 ans et + sont la première génération à vivre cet âge de maturité inespéré, qui apporte cependant son lot de questions. Y a-t-il un vieillissement accéléré dû au VIH et/ou aux traitements contre le virus ? Quels sont les risques de développer d’autres maladies (cancers, problèmes cardiovasculaires) ?

Les spécificités du vieillissement chez les personnes vivant avec le VIH
Le vieillissement est un mécanisme continu, touchant de façon variable les tissus de l’organisme, et conduisant à des dysfonctionnements des organes. Il est associé à une plus grande vulnérabilité, à une perte de la capacité de répondre au stress, aux infections, ou aux agressions comme le cancer.
Avec le vieillissement, les cellules immunitaires perdent leur plasticité et leur capacité à répondre aux infections et aux cancers. Elles sécrètent alors des cytokines pro-inflammatoires : c’est l’immunosénescence.
Certaines de ces cytokines, comme l’interleukine-6 (IL-6)* activent la synthèse, par le foie, de protéines de l’inflammation comme la « C Reactive Protein » (CRP), connue pour augmenter en cas d’infection. Ainsi, lorsque les tissus de l’organisme vieillissent, leur dysfonction s’associe à un processus chronique d’inflammation, dénommé « inflammaging », augmentant avec l’âge.

Ce phénomène concerne aussi les PVVIH seniors.
La réplication virale, même faible, a comme conséquence une inflammation. La réponse anti-immune produit une activation qui épuise peu à le peu système immunitaire. La destruction de la flore intestinale par le VIH et les traitements entraînent une activation immune amplifiée.
« L’inflammaging » serait le reflet, voire la cause des comorbidités associées au vieillissement : maladies cardiovasculaires, obésité et diabète, atteintes des fonctions cognitives, perte musculaire et osseuse, dépression, cancers.

Tous les seniors n’ont pas le même risque d’être confrontés à des problèmes de santé. L’histoire médicale de chacun augmente la probabilité d’autres pathologies (cancers ou maladies cardiovasculaires). Ainsi, sont relevés comme des facteurs aggravants le fait d’ :
– avoir eu un taux de CD4 très bas;
– avoir déclaré un sida ;
– avoir eu une maladie opportuniste à un stade avancé;
– avoir une charge virale non contrôlée ;
– avoir consommé des drogues injectables ;
– avoir un taux de CD4 actuel <500/mm3 ;
– avoir un rapport CD4/CD8 inférieur à 0,7 ;
– avoir un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 21,
– être coinfecté par le virus de l’hépatite B ou C (risque plus élevé de cancer du foie) ;
– avoir été infecté par certains types de papillomavirus humain* (HPV).

Conclusion
Il est important de ne pas perdre de vue l’importance des facteurs sur lesquels vous pouvez agir : bon contrôle virologique, meilleure hygiène de vie possible, arrêt du tabac.
Quel que soit votre parcours, vous pouvez agir, ne vous dites pas qu’il est trop tard et que cela ne vaut plus le coup de vous mobiliser pour continuer à préserver votre santé.

Retrouvez l’intégralité de la brochure « Vivre avec le VIH après 50 ans » dans la partie « commandez nos outils ».

 

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