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VIH et cancer

L’ensemble des cancers représentait en 2010 la première cause de mortalité chez les PVVIH. Le VIH n’est pas une cause directe de cancer, mais il favorise la maladie en affaiblissant le système immunitaire

Les séropositifs sont-ils plus exposés ?
Le pourcentage de décès à la suite de cancers chez les personnes infectées par le VIH (36 %) est similaire à celui observé dans la population générale (30 %). Depuis l’arrivée des trithérapies, les trois cancers « classant sida » (sarcome de Kaposi, lymphome malin non hodgkinien, cancer du col de l’utérus) sont en régression. Cependant, le risque de développer un sarcome de Kaposi reste 35 fois plus élevé chez les PVVIH.
Une charge virale élevée (> 500 copies/ml) et un taux de lymphocytes CD4 bas (< 200 cellules/mm3) sont deux déterminants du risque de cancers « classant » sida.

Quels sont les autres cancers ?
La proportion de décès liés à un cancer « non classant » a doublé entre 2000 et 2010 (passant de 11 à 22 %). Toutes les personnes vivant avec le VIH ne sont pas égales face au risque de cancer : plus le taux de CD4 est bas (<500), plus le risque de développer un cancer « non classant » sida est élevé.
Les cancers les plus fréquemment retrouvés chez les PVVIH sont le cancer du poumon, la maladie de Hodgkin et le cancer du canal anal (chez les hommes et les femmes). Le cancer du foie touche plus spécifiquement les personnes coinfectées par les virus des hépatites B et C.

Comment les prévenir ?
La récupération d’une bonne immunité grâce aux traitements antirétroviraux semble contrebalancer l’accroissement du risque de cancer dû au VIH. Si votre traitement antirétroviral contrôle bien votre charge virale, il constitue très probablement un rempart contre les cancers, en permettant l’action du système immunitaire pour maîtriser les infections (VIH, HPV, etc.) et les cellules cancéreuses.
Le tabac est indiscutablement l’un des facteurs majeurs de risque de cancers, en population générale comme chez les PVVIH. Il faut donc s’orienter vers le sevrage tabagique. Découvrez notre brochure « Se libérer du tabac quand on vit avec le VIH ».
Enfin, comme pour la population générale, il s’agit de « vivre sainement » : consommation d’alcool modérée, alimentation diversifiée et équilibrée, pratique d’une activité physique, surveillance de son poids…

Se faire dépister !
Les PVVIH, tous âges confondus, doivent bénéficier des programmes de dépistage destinés à la population générale et surveiller plus particulièrement :
– peau et muqueuses : un examen attentif une fois par an vous est recommandé ;
– col utérin et vagin : dépistage par frottis, dont la périodicité dépendra des résultats de frottis antérieurs ;
– canal anal : le risque reste plus important chez les personnes ayant une histoire ancienne avec le VIH et ayant connu de longues périodes de forte immunodépression.

Téléchargez le calendrier de dépistage des cancers d’une PVVIH (cf. p 38 du guide)

En cas de dépistage positif, vous serez pris en charge par une nouvelle équipe médicale qui prendra temporairement le relais. Un Programme Personnalisé de Soin (PPS) sera élaboré pour éviter l’interruption de votre suivi pour le VIH et faciliter la concertation entre médecins infectiologue, oncologue et généraliste.

Retrouvez l’intégralité de la brochure « Vivre avec le VIH après 50 ans » dans la partie « commandez nos outils ».

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