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Combivir®

(Édition de Juin 2009)

publié le juin 2009 • par ACTIONS TRAITEMENTS

Combivir®

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Fiche signalétique

- Nature : antirétroviral

- Nom commercial : Combivir®

- Dénomination commune Internationale (DCI) : zidovudine/lamivudine

- Famille : inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse

- Laboratoire : Glaxo SmithKline

- Présentation : comprimés sécables zidovudine 300 mg, lamivudine 150 mg (boîtes de 60 comprimés)

- Disponibilité : pharmacie de ville et hospitalière

Qu’est-ce que Combivir® ?

• COMBIVIR® est l’association fixe de deux médicaments antirétroviraux (zidovudine + lamivudine) de la même famille, actifs contre le VIH, toujours utilisés en association avec un ou d’autres antirétroviraux.

• Les inhibiteurs de la transcriptase inverse bloquent l’enzyme qui permet la transcription du patrimoine génétique du VIH avant son inclusion dans le noyau de la cellule cible du virus.

• La lamivudine a également une action contre le virus de l’hépatite B.

Conservation

• Il est recommandé de conserver COMBIVIR® à une température inférieure à 30°C.

Effets bénéfiques

• Combivir® est prescrit dans le cadre des multithérapies associant plusieurs médicaments antirétroviraux. L’objectif de ces traitements est de réduire la réplication du virus (la charge virale) en dessous du seuil de détection dans le sang. Dans ce cadre, Combivir® contribue à restaurer et à préserver votre système immunitaire, ce qui se traduit la plupart du temps par une remontée des lymphocytes CD4 (T4). Il s’ensuit alors une réduction du risque d’apparition ou de rechute des maladies opportunistes.

Utilisation & Observance

• La posologie recommandée chez l’adulte est d’un comprimé deux fois par jour, sans contrainte alimentaire particulière.

• Si l’arrêt ou une modification de dose de l’une des deux molécules contenues dans Combivir® est nécessaire, il faut utiliser ces deux molécules sous leur forme isolée (Rétrovir® et Épivir®).

• L’activité anti-VIH de votre thérapie est maximale si vous respectez les doses et les modalités de prise. Il ne faut pas interrompre ni modifier le traitement en cours sans l’avis de votre médecin. Dans le cas contraire, vous vous exposez à l’apparition de souches virales résistantes, pouvant compromettre l’efficacité des traitements ultérieurs.

Précautions d’emploi

• Une anémie ainsi qu’une diminution de certains globules blancs (neutrophiles) peuvent être secondaires au traitement par zidovudine, en particulier chez les personnes traitées à un stade évolué de leur infection à VIH. Cette éventualité nécessite un suivi hématologique régulier ; dans certains cas une adaptation des doses peut être nécessaire (avec passage à l’utilisation de chaque produit séparément) ou un changement de thérapie.

• Si vous êtes porteur d’une hépatite B chronique, il est indispensable que votre médecin en soit informé et tienne compte de l’action de l’une des molécules contenues dans Combivir® (la lamivudine) sur le VHB, qui entraîne un risque d’exacerbation sévère de l’hépatite B au cas où le traitement serait arrêté.

• Vous devez être informé(e) que la prise d’un traitement antirétroviral efficace, selon les connaissances actuelles, ne prévient pas complètement le risque de transmission du VIH, et que l’utilisation du préservatif reste recommandée.

Effets indésirables

Les effets indésirables possibles du Combivir® sont ceux de la zidovudine et de la lamivudine. La plupart sont modérés et passagers et ne motivent pas l’arrêt du traitement. L’avis de votre médecin pourra vous aider à les gérer plus facilement.

• Troubles digestifs : nausées, vomissements, douleurs abdominales, perte d’appétit,

• maux de tête, insomnie,

• douleurs musculaires, fatigue,

• éruption cutanée,

• diarrhée,

• toux,

• chute des globules blancs (neutrophiles), des globules rouges (anémie), • anomalies des tests biologiques de la fonction hépatique ou pancréatique, anomalie des enzymes musculaires (CPK).

• Des cas d’acidose lactique ont été observés avec les inhibiteurs nucléosidiques. Une surveillance particulière doit être effectuée en cas d’apparition de nouvelle symptomatologie à distance du début du traitement (essoufflement, fatigue, troubles digestifs, amaigrissement) ou d’anomalies hépatiques. Une prise en charge rapide est nécessaire dans ce cas afin d’évaluer la réalité de l’acidose lactique, qui, si elle est confirmée, nécessite hospitalisation et arrêt immédiat du traitement.

• En cas de doute, d’intolérance plus rare et non décrite ici, et en particulier d’apparition retardée de nouveaux symptômes, n’hésitez pas à demander rapidement un avis médical.

• En cas de déficit immunitaire sévère avant traitement, une aggravation inflammatoire de certaines maladies opportunistes peut être observée après la mise sous traitement (rétinite, pneumocystose, infection à Mycobactéries, dont la tuberculose), au début de la restauration immunitaire.

Interactions

LES INTERACTIONS LES PLUS IMPORTANTES SONT REPORTÉES ICI. POUR PLUS DE DÉTAILS CONCERNANT LES INTERACTIONS AVEC VOS MÉDICAMENTS USUELS, VOUS POUVEZ VOUS REPORTER À LA RÉGLETTE D’INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, ÉDITÉE PAR ACTIONS TRAITEMENTS (à commander au 01 43 67 20 60).

• L’association de Combivir® et de Zérit® (stavudine) est contre-indiquée en raison d’un antagonisme entre l’action antirétrovirale de ces deux molécules.

• L’association avec de la phénytoïne (Di-Hydan®) peut entraîner une diminution des concentrations de ce médicament anti-épileptique et il est recommandé de surveiller la concentration de phénytoïne dans le sang. Un autre antiépileptique, le valproate, augmente nettement les concentrations de zidovudine, ce qui demande une surveillance particulière.

• L’association d’autres médicaments pouvant être toxiques pour le rein ou la moëlle osseuse (globules blancs et rouges) doit se faire avec prudence : cotrimoxazole (sulfaméthoxazole-triméthoprime), pentamidine I.V., pyriméthamine, amphotéricine par voie générale, dapsone, atovaquone, ganciclovir, valganciclovir, cidofovir, flucytosine, foscarnet, interféron, ribavirine, chimiothérapies anticancéreuses…

• Certains médicaments peuvent exiger un suivi particulier, en raison d’une possible augmentation de la concentration de la zidovudine (contenue dans Combivir®) s’ils lui sont associés : codéine, morphine, méthadone, aspirine, indométacine, kétoprofène, naproxène, lorazépam, oxazépam, cimétidine.

Grossesse & allaitement

• L’utilisation de zidovudine en fin de grossesse et au moment de l’accouchement est préconisée pour diminuer le risque de transmission du VIH d’une mère séropositive à son enfant. Des schémas thérapeutiques précis sont prévus.

• Certains inhibiteurs nucléosidiques ont montré une toxicité particulière chez la femme enceinte et le foetus, et ce risque doit être pris en compte dans l’indication thérapeutique.

Ce document est rédigé et édité sous la responsabilité d’Actions Traitements, association de patients. Il n’est pas exhaustif : n’hésitez pas à contacter votre médecin ou pharmacien en cas de doute. La thérapeutique change rapidement, imposant des mises à jour régulières. Tenez-vous informé, parlez-en avec votre médecin. Notre permanence téléphonique est un service quotidien, assuré par des personnes vivant avec le VIH, formées à la thérapeutique, et ayant l’expérience vécue des traitements. Ce service est à votre disposition. Ligne info traitements : 01 4367 0000 tous les jours ouvrés de 15h00 à 18h00.