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Lu, Vu, Entendu
IT 174/175 - Juillet/Août 2008
publié le 1er juillet 2008
Des nouvelles de nos "chers" antirétroviraux"
Au début de l’été, plusieurs informations nous sont parvenues quant aux antirétroviraux disponibles et à venir très prochainement.
Ainsi, les comprimés de Kaletra® à usage pédiatrique (100/25) seront disponibles à la rentrée (en septembre 2008). Vous pourrez également vous procurer Kaletra® sous deux conditionnements différents, en flacons comme en blister (les blisters à l’hôpital seulement pour le moment) ; les capsules molles que certains malades utilisent encore devraient disparaître assez rapidement, puisque le laboratoire nous a confirmé l’arrêt de leur commercialisation avant la fin de l’année.
Toujours chez Abbott, le comprimé de Norvir® (ritonavir) que tous les patients et les associations réclament devrait (enfin) être commercialisé en 2009 (plutôt dans le deuxième semestre), le laboratoire prévoyant le dépôt du dossier à la FDA (Food and Drug Administration) et à l’EMEA (European Medicines Agency) à la fin de l’année.
Du nouveau pour le laboratoire BMS : la Commission européenne a décidé d’une extension d’AMM pour l’atazanavir (Reyataz®) en première intention de traitement (jusqu’ici, ce produit était prévu pour n’être prescrit qu’à partir du deuxième traitement). Cette décision fait suite à un avis positif de l’EMEA sur la base d’une étude (étude Castle) qui montre une équivalence entre l’atazanavir (associé au ritonavir) et Kaletra® chez des patients n’ayant jamais été traités.
Quant au Viracept® (nelfinavir) dont l’AMM a été suspendue en juin 2007 suite à une contamination de certains lots par de l’éthylmésylate, des études de toxicité commissionnées par les laboratoires Roche suggèrent que les niveaux decontamination étaient trop faibles pour être cancérigènes. L’EMEA devrait bientôt émettre un avis favorable au vu de ces données, et Viracept ® serait à nouveau disponible dans quelques semaines. À suivre...
Eugène RAYESS, Alain Volny-Anne
La transmission du VIH est favorisée par les vaginoses mycosiques et bactériennes
La prévalence des infections vaginales est élevée dans de nombreux pays à forte prévalence VIH. Au Zimbabwe par exemple, 20 à 50 % des femmes en âge de procréer sont concernées. Ceci explique que même une infime élévation du risque relatif de transmission VIH peut avoir des conséquences importantes sur le risque attribuable d’infection à VIH.
L’étude a été menée par Janneke van deWijgert et ses collaborateurs sur une cohorte de 4 531 femmes séronégatives âgées de 18 à 35 ans fréquentant les cliniques de planning familial au Zimbabwe et en Ouganda.
Ces femmes ont été suivies tous les 3 mois pendant 15 à 24 mois. Les femmes porteuses d’une mycose ou d’une bactériose vaginale avaient une probabilité plus élevée d’être contaminées par le VIH, surtout lorsque l’infection à VIH était diagnostiquée à la même consultation ou à la consultation suivante.
Ces conclusions sont en accord avec d’autres études menées en Zambie, au Malawi et au Kenyamais sur des groupes particuliers de population. En Afrique sub-saharienne, le traitement des infections vaginales bactériennes et mycosiques pourrait être un moyen non négligeable de prévention de l’infection à VIH/sida.
Source : J Acquir Immune Defic Syndr 2008 ; 48 : 203–10, 2008.