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IT N°81 - Juin 2000

Lipodystrophies, cortisol et DHEA

Qualité de vie

publié le 1 حزيران (يونيو) 2000 • بقلم Serge LE COZ

Troubles métaboliques et modifications corporelles pourraient être liés à des perturbations hormonales.

La DHEA fait partie des hormones stéroidïennes. Il en est de même du cortisol, Une hormone qui a, entre autres, une action lipolytique, c’est-à-dire qu’elle fait fondre les graisses.

La DHEA a un rôle dans le métabolisme lipidique et influence les concentrations sanguines en cholestérol et l’importance de la masse graisseuse corporelle.

Une étude récente conclut à une corrélation entre les anomalies corporelles et métaboliques et les teneurs sanguines en cortisol, DHEA et aussi en insuline.

Une étude publiée dans AIDS [1]

Un syndrome de lipodystrophie associé à une hypertriglycéridémie, une hypercholestérolémie, une hyperinsulinémie et une résistance périphérique à l’insuline a été décrit chez des sujets infectés par le VIH et traités par des antiprotéases. Le métabolisme des lipides, la distribution des masses graisseuses et la résistance à l’insuline sont en partie régulés par les hormones stéroidiennes. C’est pourquoi nous avons voulu voir si les lipodystrophies étaient corrélées à des perturbations hormonales."

C’est ainsi que les auteurs présentent leur démarche. L’objectif de leur étude était de déterminer s’il existe une corrélation entre la perte de graisses périphériques et l’accumulation de graisses centrales chez les hommes séropositifs sous multithérapie et des altérations des concentrations sanguines en hormones stéroidiennes. Les lipides et certaines hormones ont donc été dosées dans le sang des volontaires.

Type d’étude et caractéristiques des volontaires.

L’étude a recruté 37 hommes séropositifs. Leurs analyses sanguines ont été comparées à celles d’un groupe de séronégatifs sélectionnés parmi des donneurs de sang : concentrations sériques en cholestérol, triglycérides et leurs fractions, apolipoprotéines et hormones stéroïdiennes, incluant cortisol, déhydroépiandrostérone (DHEA), sulfate de DHEA, androstenedione, testostérone et dihydrotestostérone. Il s’agit d’une étude du type "cross-sectional study".

Les volontaires étaient tous sous multithérapie, sauf deux d’entre eux qui étaient simplement sous bithérapie. Les patients lipodystrophiés étaient majoritaires avec 23 personnes. La lipodystrophie était caractérisée par un index qui tenait compte des pertes de graisse du visage (lipoatrophie faciale), de l’épaisseur de la peau des bras ou des jambes et des accumulations de graisses abdominales, cervicales ou mammaires.

Corrélation évidente

Les teneurs du sérum en cholestérol, VLDL cholestérol, triglycérides, VLDL triglycérides, HDL et LDL triglycérides, apolipoprotéine B et les rapports athérogènes (qui risque d’engendrer l’athérome, dégradation de l’artère) cholestérol/HDL cholestérol, LDL cholestérol/HDL cholestérol et apolipoprotéine B/apolipoprotéine A1 étaient significativement augmentés chez les personnes lipodystrophiées par rapport aux non lipodystrophiées.

Le niveau de cortisol était similaire entre séropositifs lipodystrophiés et non lipodystrophiés mais plus élevé que chez les contrôles séronégatifs. La teneur en DHEA était significativement plus basse chez les séropositifs lipodystrophiés que chez les non lipodystrophiés. Par conséquent, le rapport cortisol sur DHEA était accru chez les séropositifs lipodystrophiés.

Une corrélation positive a été trouvée entre le rapport cortisol sur DHEA et l’augmentation des lipides sanguins. De plus, l’index de lipodystrophie était corrélé aux anomalies lipidiques et au rapport cortisol sur DHEA.

Une complémentation en DHEA ?

Cette étude montre une corrélation entre le rapport cortisol sur DHEA, les anomalies lipidiques et les lipodystophies. Selon les auteurs, ces effets secondaires viendraient d’un déséquilibre entre la lipolyse [2] et la lipogenèse [3] périphérique, qui sont régulées notamment par le cortisol et la DHEA.

Ce déséquilibre serait lié à la perturbation du rapport cortisol sur DHEA. Ils postulent qu’un antiglucorticoide pourrait rééquilibrer le rapport et lutter contre les troubles du métabolisme des graisses. Sans la citer, ils suggèrent donc qu’une complémentation en DHEA lutterait contre les effets attribués au cortisol. Il n’y a pas eu d’analyse des résultats en fonction des antirétroviraux, fort variés, reçus par les patients de l’essai. C’est dommage mais il y avait sans doute trop peu de volontaires pour pouvoir le faire.

Notes

[1] Lipodystrophy defined by a clinical score in HIV-infected men on highly active antiretroviral therapy : correlation between dyslipidaemia and steroid hormone alterations. AIDS 1999 13 : 2251 - 2260

[2] Lipolyse. synthese de molecules lipidiques, et donc augmentation du tissu graisseux

[3] Lipogenèse. Synthèse de molécules lipidiques, et donc augmentation du tissus graisseux

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