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Risques de Contamination

publié le 15 آذار (مارس) 1998

 

Quel sont les risques de contamination dans les cas suivant ?

Piqûre accidentelle avec du matériel d’injection ayant servi à un patient séropositif.
Contact entre les plaies d’une main et du sang d’un patient séropositif.
Utilisation d’un matériel d’injection non désinfecté ayant servi successivement chez une personne séropositive et séronégative.
Ingestion d’un aliment contaminé par le sang d’une personne séropositive.
Pendant combien de temps le virus est-il infectant à l’air extérieur ?
Quels sont les risques après exposition sexuelle ?

 

Quel sont les risques de contamination dans les cas suivant ?

 

  • Piqûre accidentelle avec du matériel d’injection ayant servi à un patient séropositif .

 

Des études sur le personnel de santé exposé à du sang infecté par le VIH ont permis d’évaluer le risque de transmission à 0,32% 0,18% à 0,46%, au cours d’une piqûre accidentelle.

L’importance du risque dépend de la sévérité de l’exposition :

Plus il y a de sang retenu à l’intérieur ou sur le matériel piquant ou tranchant (aiguilles, bistouri, etc.), et plus la blessure est profonde (saignement spontané), plus l’exposition est sévère.

On comprend que les aiguilles de prélèvement veineux ou artériel, ou tout dispositif intravasculaire représentent un risque plus important en cas de piqûre accidentelle, que les aiguilles sous-cutanées, intramusculaires ou à sutures.

On comprend aussi que les gants représentent une protection relative, mais réelle contre ce risque.

On rappelle que seul le sang, ou des liquides biologiques contenant du sang, ont été à l’origine de cas prouvés de contamination professionnelle par le VIH.

Si le VIH représente un risque de transmission par exposition à du sang infecté, il est important de rappeler que le virus de l’hépatite C se transmettrait de cette même façon, dix fois plus que le VIH, et que le virus de l’hépatite B se transmettrait ainsi jusqu’à 100 fois plus.

Il est important de savoir qu’aujourd’hui, pour ce qui concerne le VIH, une évaluation du risque peut être réalisée dans l’urgence par un médecin référent, et un traitement prophylactique, composé de l’association d’antirétroviraux, peut être conseillé en fonction de celle-ci.

 

  • Contact entre les plaies d’une main et du sang d’un patient séropositif.

 

Un contact avec du sang contaminé sur une plaie, une peau non intacte, ou une muqueuse, représente un risque beaucoup plus faible que lors d’une piqûre ou coupure accidentelle soit 0,04% 0,06% à 0,18%.

L’importance du risque dépend, bien sûr, du nombre et de la béance des plaies, de la quantité de sang venant en contact, de la pression avec laquelle ce contact se fait, et du temps qu’il dure.

Rappelons que le VHB et le VHC se transmettent de la même façon, même si ce risque n’a pas été quantifié.

 

 

  • Utilisation d’un matériel d’injection non désinfecté ayant servi successivement chez une personne séropositive et séronégative.

 

Nous allons traiter ici l’exposition par partage de matériel de prise de drogue.

Le risque est estimé à 0, 67%.

Les pratiques à haut risque de contamination sont le partage de la seringue, et/ou de l’aiguille d’injection, et le partage de la préparation faite de la drogue.

Les pratiques à risque intermédiaire sont l’utilisation des autres matériels, alors que déjà utilisés : récipient ou cuillère, eau de rinçage ou de dilution, filtre.

On répertorie des facteurs augmentant le risque liés à la pratique : l’immédiateté du partage de la seringue (et non un partage différé) et le nombre d’usagers possiblement séropositifs partageant le matériel.

Le risque peut être diminué par le nettoyage de la seringue avec de l’eau, de l’eau de Javel ou de l’alcool à 70°.

Bien sûr, le risque de transmission des VHB et VHC est très important (on estime à 70% la prévalence de l’hépatite C chez les usagers de drogue intraveineuse).

 

 

  • Ingestion d’un aliment contaminé par le sang d’une personne séropositive.

 

A notre connaissance, il n’y a pas eu d’évaluation du risque de cette possible, mais sûrement très rare, exposition.

Nous savons que la contamination par voie digestive est répertoriée, puisque c’est un mode de contamination pour le nouveau-né allaité par sa mère séropositive, le lait maternel étant alors contaminé par le virus.

Toutefois, pour considérer qu’une contamination serait possible par l’intermédiaire d’un aliment contaminé par du sang d’une personne séropositive, il faudrait imaginer une présence abondante de sang frais immédiatement ingéré.

Rappelons aussi que le virus est inactivé par la chaleur (plus de 56° C pendant 30 mn).

 

 

  • Pendant combien de temps le virus est-il infectant à l’air extérieur ?

 

On sait que la durée de vie du virus, à l’extérieur de l’organisme, dépend du milieu dans lequel il se trouve.

S’il se trouve dans du sang séché, il pourrait survivre plusieurs jours, et ainsi garder son pouvoir infectant.

Toutefois, si nous parlons du caractère infectant des seringues abandonnées, la formation d’un caillot dans un délai d’environ 15 minutes, limite rapidement de façon mécanique, les possibilités d’inoculation en bouchant l’aiguille.

 

 

  • Quels sont les risques après exposition sexuelle ?

 

Si le (ou la) partenaire est connu(e) séropositif(-ve), le risque de transmission au cours d’un rapport sexuel dépend de la (ou des) pratique(s) sexuelle(s) considérée(s) :

  • rapport anal réceptif non protégé : 0,5 à 3,2%,
  • rapport vaginal réceptif non protégé : 0, 05 à 0, 15%
  • rapports vaginal et anal insertifs : 0, 03 à 0, 09%,
  • rapport oral : pas de quantification, considéré comme risque faible, mais non nul.
  • Certains facteurs peuvent augmenter le risque de transmission :

    • le stade de l’infection du partenaire,
    • la présence d’infection ou de lésion génitales,
    • la présence des règles pendant le rapport sexuel,
    • la présence d’un saignement au cours du rapport sexuel,
    • une situation de viol.

     

    Si le statut du (ou de la) partenaire n’est pas connu, il convient de savoir s’il appartient à un groupe dans lequel la prévalence du VIH est importante (homosexuel, bisexuel, usager de drogue IV, hétérosexuel multipartenaire, originaire d’une zone de prévalence dont l’Afrique sub-saharienne), auquel cas, l’évaluation du risque s’appuiera sur cette information, pour rejoindre l’estimation prospective précédente. Bien sûr, le contexte, et notamment le lieu de la relation sexuelle, intervient dans l’évaluation du risque (lieu de consommation sexuelle, rencontre occasionnelle).

    Si l’on n’a aucune information sur le (ou la) partenaire, seule l’évaluation de la pratique et du contexte permettront d’approcher une estimation du risque.
    Dans tous les cas, le statut du (ou de la) partenaire est précieux pour organiser cette estimation.

    La valeur numérique du risque estimé de transmission du VIH, lors d’un rapport sexuel avec une personne séropositive, pourrait paraître faible ; pourtant, rappelons-nous qu’une seule fois peut suffire, même si le plus souvent, c’est l’exposition répétée qui est en cause.