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IT N°78 - MARS 2000

Triglycérides, bon et mauvais cholestérol, suivez le guide.

Qualité de vie

publié le 1 آذار (مارس) 2000

Pour une bonne interprétation de vos bilans lipidiques. Notre nouvelle page “qualité de vie” se veut un guide pratique pour mieux vivre avec le VIH. Nous allons vous aider à interpréter l’ensemble de vos bilans afin de mieux gérer votre santé ; ce mois-ci, commençons par le bilan lipidique avec la signification des taux de cholestérol et de triglycérides. Les lipides synthétisés par l’organisme ou apportés par l’alimentation sont des molécules indispensables à la vie des cellules et à l’équilibre des organismes.

Assignés à plusieurs fonctions biologiques capitales, les lipides se subdivisent en deux grandes catégories : cholestérol et triglycérides. Le cholestérol est un précurseur des acides biliaires indispensables à la digestion des lipides, c’est aussi la molécule d’où dérivent les hormones stéroïdes. Il participe également à la structure des membranes des cellules composées pour près de la moitié par des graisses. Le cholestérol est donc une molécule vitale pour l’organisme. Les triglycérides jouent quant à eux un rôle important en fournissant l’énergie, donc des calories, notamment lorsqu’il fait froid ou pendant des efforts physiques prolongés. Ils sont aussi stockés par des cellules spécialisées, les adipocytes, qui forment le tissu graisseux. Les traitements antirétroviraux semblent responsables d’augmentation anormale de leurs taux respectifs dans le sang. Si cette anomalie s’installe durablement, attention danger : risques de maladies cardio-vasculaires, pancréatites ...

Le cholestérol : ami ou ennemi ?

Le cholestérol n’est pas soluble dans l’eau, il circule dans le sang sous forme libre, ou combiné à un acide gras, toujours au sein d’une protéine particulière appelée lipoprotéine. Parmi celles-ci, les LDL (lipoprotéines de basse densité) sont particulièrement riches en cholestérol et sont susceptibles de le déposer sur la paroi des artères. A l’inverse, les HDL (lipoprotéines de haute densité) enlèvent le cholestérol de la paroi des vaisseaux. Un taux élevé de LDL-cholestérol est nuisible à la santé. Il peut entraîner la formation de plaques sur la paroi des artères. Avec le temps, la surface de ces plaques peuvent se rompre et provoquer la formation de caillots et partant, des accidents vasculaires. On parle d’hypercholestérolémie à partir de 6,5 millimoles [1] par litre de sang, soit 2,5 g/l [2].

Se méfier des graisses saturées

Les matières grasses se retrouvent sous différentes formes ; les acides gras saturés proviennent des graisses animales telles qu’on les trouve dans la viande, le lait, le beurre, le fromage, ainsi que des huiles tirées d’arbres tropicaux comme le cocotier et le palmier à huile. La consommation de ces graisses saturées peut entraîner un excès de LDL-cholestérol. Il sera alors nécessaire de réduire voire supprimer la consommation de ce type de graisse au profit des acides gras insaturés que l’on retrouve dans de nombreuses huiles végétales et dans certains poissons. Si après un régime de trois mois, la cholestérolémie reste trop élevée, la prise de médicaments doit être envisagée. Méfiez-vous des graisses cachées que l’on trouve dans les charcuteries, pâtisseries ou plats cuisinés.

Prenez soin de vos triglycérides

Si le cholestérol est souvent placé sous les feux de la rampe, les triglycérides, autres graisses du sang moins connues, présentent un réel danger lorsque leurs taux sont anormalement élevés. Ces derniers peuvent provenir de graisses alimentaires directement retrouvées dans le sang, mais le plus souvent leur élévation anormale provient des sucres et de l’alcool qui sont transformés en triglycérides par le foie. Le taux normal se situe en dessous de 1,5 g/l et l’on parle d’hypertriglycéridémie au-delà de 2 g/l. Ce taux a pour caractéristique de varier très facilement car il ne reflète que six à huit jours de consommation. Le risque d’une brutale élévation de ce taux est majeur car cette élévation a la fâcheuse propriété d’épaissir le sang. C’est cet épaississement qui donne la sensation de gueule de bois qui suit les lendemains de fête. Dans certains cas, l’hypertriglycéridémie est particulièrement dangereuse : associée à un cholestérol élevé ou si le taux de “bon” cholestérol HDL est trop bas. L’excès de triglycérides est souvent associé à d’autres problèmes qui sont un risque supplémentaire : obésité, diabète, hypertension, tabagisme ou sédentarité. Au-delà de 15 g/l, les triglycérides peuvent conduire à une pancréatite aiguë. L’hérédité peut jouer un rôle mais les erreurs alimentaires ont souvent une très grande influence.

Se méfier des sucres

Les triglycérides sont des graisses, mais leur présence en excès ne vient généralement pas des graisses mais des sucres ! Certaines graisses comme les acides gras oméga-3 que l’on trouve dans les poissons gras ont même la propriété de faire baisser les triglycérides dans le sang. La solution diététique s’impose toujours mais parfois cela ne suffit pas et la prise de médicaments [3] devient nécessaire. Il s’agit de mettre un bémol sur toute la consommation de sucres rapides et de consommer des sucres lents que l’on trouve dans les céréales, féculents, lentilles... Les sucres ne sont pas toujours apparents ; méfiez- vous en particulier de l’alcool.

Notes

[1] Millimoles unité de mesure courante pour les analyses sanguines

[2] g/l grammes par litre

[3] Médicaments certains d’entre eux, les statines, peuvent provoquer des effets secondaires et présenter des interactions médicamenteuses avec les antiprotéases