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Capacité que possède un agent infectieus pathogène (bactérie, virus, parasite) de s’opposer à l’action d’un médicament (antibiotique, antiviral ou parasitaire).
Par définition, une souche bactérienne est dite résistante à un antibiotique si la concentration minimale de cet antibiotique capable d’inhiber sa croissance est supérieure aux concentrations obtenues dans le sérum d’un malade traité à doses standards par cet antibiotique.
Les mécanismes de résistances aux médicaments sont variés et peuvent coexister dans un même germe en superposant leurs effets : sécrétion d’enzymes inactivant le médicament, absence ou modification de pénétration du médicament dans l’agent infectieux.
Différents types de résistance aux médicaments anti-infectieux
La resistance naturelle, ou résistance intrinsèque est celle que ddéveloppe un agent infectieux contre un médicament donné sans jamais avoir été en contact avec celui-ci. Elle concerne toutes les souches d’une même espèce et constitue une caractèristique génétique de cette espèce.
La résistance acquise est la résistance développée par un agent infectieux contre un médicament auquel il était auparavant sensible. Elle ne touche que certaines souches au sein d’une espèce normalement sensible au médicament concerné, peut être due à une mutation ou être le fait de l’acquisition par l’agent infectieux de matériel génétique facultatif (plasmides, transposons). La selection en milieu hospitalier de suches bactériennes virulentes et multirésistantes fait toute le gravité des infections dites nocosomiales, provoquées par ces bactéries. Une résistance acquise peut apparaitre chez un malade au cours de traitement, mais aussi progresser au sein d’une population d’agents infectieux : le parasite du paludisme, par exemple, devient actuellement résistant aux antipaludéens traditionnels tels que la chloroquine.
Larousse médical - Édition 1998