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Lexique Médical › Hypertension artérielle

Définition

Elévation anormale, permanente ou paroxystique, de la tension artérielle au repos.

La pression sanguine s’élève normalement en réponse à l’activité physique. L’hypertension artirielle (HTA) apparait lorsque, au repos, les chiffres dépassent 16 centimétres de mercure pour la pression maximale, ou diastolique. Il n’existe pas d’hypertension lorsque le chiffre de la pression minimale est inférieur à 9 ; les hypertensions purement systoliques sont surtout émotives ou liées au stress. Par ailleurs, ces seuils peuvent être dépassés chez une personne âgée, car la pression sanguine augmente avec l’âge. À l’inverse, chez un enfant, ces chiffres sont inférieurs.

Causes

Chez la plupart des sujets hypertendus, on ne retrouve aucune cause évidente ; , l’hypertension est alors qualifiée d’essentielle. Elle pourrait être due à une vasoconstriction (réduction du calibr des vaisseaux) fonctionnelle, source d’ischémie rénale (insuffisance d’apport sanguin au rein). Celle-ci aurait pour conséquence la libération en excès dans le sang d’une substance appelée rénine qui, en se combinant pour donner l’hypertensine, ou angiotensine, à une substance plasmatique d’origine hépatique (dite hypertensinogène ou angiotensiogène), serait génératrice d’hypertension. Chez certains sujets, l’exès de sel dans l’alimentation joue un rôle important : une augmentation de la contraction des artérioles entrînant une résistance à l’écoulement du sang est alors observée. L’hypertension artérielle pourrait aussi être liée à un déséquilibre de la sécrétion de prostaglandines ou à des facteurs génétiques. Chez 10 % des patients cependant, l’hypertension a une cause ; elle est alors qualifiée de symptomatique. Elle peut être due, dans ces cas, à une maladie des reins, à une maladie des glandes surrénales ou à une coarctation aortique (rétrécissement congénital de l’isthme de l’aorte). À l’occasion de leur première grossesse, surtout s’il s’agit de jumeaux, certaines jeunes femmes présentent une hypertension, généralement transitoire, appelés hypertension artérielle gravidique. Elle est toujours précédée d’une rétension d’eau et de sel entraînant une forte prise de poids et fait partie des symptômes de la toxémie gravidique ; cette hypertension disparaït après l’accouchement et les grossesses ultérieures ne sont pas troublées. Mais ce sont surtout le tabagisme et l’obésité qui accoissent le risque d’hypertension artérielle. Celui-ci en outre, s’observe parfois chez les femmes sous contraception orale.

Signe et Symptômes

Ce sont les symtômes cérébraux qui sont le plus fréquemment révélateurs : maux de tête, surtout pendant la deuxième moitié de la nuit ou au reveil, déséquilibre debout ou à la marche, pertes de mémoire, fatigue, troubles oculaires ’éblouissement, perte transitoire de la vue, etc ...). Les symptômes cardiaques (gêne respiratoire, angine de poitrine) ou rénaux, telsqu’une polyurie (fréquence exagérée des mictions), sont plus rarement révéléteurs. Mais, bien souvent, lhypertension artérielle ne provoque aucun signe ; elle est en général écouverte à l’occasion d’un examen de routine. La découverte d’une hypertension artérielle impose la recherche de son retentissement cardiaque, rénal, cérébral, l’hémorragie méningée, l’insuffisance cardiaque, des lésions rénales et une rétinopathie. Une poussée hypertensives sévère peut entrainer une confusion mentales et des convulsions.

Traitement

Le traitement doit s’attaquer à la cause toutes les fois que cela est possible. C’est ainsi que sont chirurgicalement curables certaines hypertensions d’origine définie : rétrécissement de l’isthme de l’aorte, affection d’un ou des reins, tumeurs bégnines de la surrénale. Parmi les hypertensions médicalement curables, il faut retenir l’hypertension des néphrites aiguës et l’hypertension des femmes enceintes. Dans tous les cas, une stricte hygiène de vie s’impose : il faut supprimer le surmenage et les efforts importants, s’efforcer de lutter contre le stress, suivre le cas échéant un régime pour perdre du poids, arrêter le tabac. Ces prescriptions doivent être d’autant plus strictes que l’hypertension est plus sévère et le patient plus jeune. Dans les hypertensions sévères et en cas d’accidents évolutifs (hémorragie méningée, hémiplégie), le repos est nécessaire. Un régime sans sel ou peu salé est généralement indiqué. On peut actuellement contrôler toutes les formes d’hypertension, mais les traitements ne sont efficaces qu’aussi longtemps qu’ils sont poursuivis : dès qu’on les arrête, l’hypertension reprend.

Les bêtatbloquants ont, en plus de leur action hypotensive, la propriété de ralentir les battements du coeur. Ils sont contre indiqués en cas de bradycardie (fréquence cardiaque inférieure à 50 battements par minute) et d’asthme. Les diurétiques éliminent le sodium et l’eau, mais leur action sur le potassium (kaliémie) doit être contrôlée. Les inhibiteurs calciques ont une action vasodilatatrice sur les artères. Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion empêchent la formation d’angiotensine et freinent la sécrétion d’aldostérone. Ils peuvent être associés aux diurétiques. Les antihypertenseurs centraux, telle la clonidine, agissent sur le tronc cérébral (siège du centre régulateur de la tension artérielle) et favorisent le sommeil. Les vasodilatateurs périphériques augmentent le calibre des vaisseaux et accroissent les débits cardiaque et rénal. Tous ces médicaments sont prescrits soit isolément, si l’hypertension est modérée, soit diversement associés.

Il importe que le traitement soit poursuivi régulièrement, car un arrêt intempestif expose à une brusque hausse de la tension artérielle (phénomène de rebond) et, éventuellement, à des accidents cardiaques, cérébraux, rénaux, etc.

Larousse médicale - Édition 1998

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