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Lexique Médical › Tocophérol

Définition

Vitamine liposoluble indispensable à une bonne stabilisation des membranes cellulaires, au maintien de l’activité de certaines enzymes, à l’agrégation des plaquettes sanguines et à la protection des globules rouges contre les substances oxydantes (radicaux libres, par exemple).

Il semblerait aussi que la vitamine E ralentisse le vieillissement des cellules ; enfin, des travaux de plus en plus nombreux suggèrent que cette vitamine joue également un rôle protecteur contre les maladies coronariennes.

Le terme de vitamine E regroupe en fait 4 substances appelées : l’alphatocophérol (le plus actif), le bêtatocophérol et le gammatocophérol (qui ont une activité vitaminique plus réduite), et le deltatocophérol (pratiquement inactif).

Besoins et sources

Les apports nutritionnels conseillés sont de 3 à 10 milligrammes par jour pour l’enfant et d’environ 12 milligrammes pour l’adolescent et l’adulte.

Les sources alimentaires les plus importantes de vitamine E sont végétales (huiles et margarines végétales riches en acide gras polyinsaturés, fruits secs oléagineux - cacahouètes, gernes de céréales, légumes verts) mais aussi animales (foie, jaune d’oeuf, beurre). Cette vitamine est relativement stable à la chaleur, à la lumière et en milieu acide, mais très sensible à l’oxydation et aux milieux alcalins.

Carence

Dans les pays industrialisés, la carence en vitamine E est rare et survient dans des contextes particuliers : enfant prématuré, sujet atteint d’une malabsorption digestive chronique (maladie de Crohn, ablation de l’iléon [3e partie de l’intestin grêle]) ou d’une maladie génétique (abêtalipoprotéinémie [trouble du métabolisme des lipides], mucovisidose). Elle se traduit par des troubles hématologiques (anémie), neurologiques (atteinte du système nerveux central), neuromusculaires (myopathie) et ophtalmiques (altération de la rétine), et se soigne par administration médicamenteuse de vitamine E. Le risque d’hypervitaminose est très faible, cette vitamine ne devenant toxique qu’à des doses très élevèes (supérieures à 100 fois l’apport quotidien recommandé). Il est cependant déconseillé d’en administrer à fortes doses à des sujets suivant un traitement par la vitamine K.

Larousse médical - Édition 1998

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