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Voyager en toute tranquillité

Partir en voyage peut s’improviser. Plus ou moins facilement. Toutes les destinations ne sont pas égales en terme de necéssité à s’organiser au préalable, ni en terme de système de santé disponible sur place. Afin de ne rien oublier, voici l’essentiel pour préparer au mieux votre voyage.

Faire un bilan avec son médecin avant le départ
En général, il n’y a pas de contre-indication à voyager à l’étranger pour les PVVIH. Tout dépend de votre état de santé général (CD4, autres maladies…), de la durée et de la destination de votre séjour. Par principe de précaution, il est toujours nécessaire de discuter avec votre médecin des modalités à suivre et de la nécessité de faire un bilan de santé avant de partir. Selon les équipes médicales et la destination, le taux de CD4 peut être un indicateur, ainsi :
– à moins de 100 CD4/mm3 : il est préférable de différer le voyage ;
– de 100 à 200 CD4/mm3 : il est possible de partir sous certaines conditions et uniquement pour de courts séjours en France (nécessité d’un bilan) ;
– de 200 à 350 CD4/mm3 : pas de conditions particulières (sauf avis médical contraire), mais il est préférable d’éviter les longs séjours si un suivi de la charge virale et des CD4 ne peut pas être fait régulièrement ;
– au dessus de 350 CD4/mm3 : pas de conditions particulières sauf si avis médical contraire.

Pensez aussi à demander à votre médecin :
– une ordonnance précisant la durée de votre traitement (plus une marge de sécurité). Demandez lui de la rédiger avec les DCI (Dénomination Commune Internationale), c’est à dire avec le nom des molécules et non le nom commercial de vos médicaments. Cette dénomination est valable partout dans le monde et compréhensible de tous les pharmaciens. Selon votre destination, il peut être prudent de faire traduire cette ordonnance en anglais.
– un certificat médical attestant, si besoin, que vous avez besoin d’injections (seringues et aiguilles) ou encore de médicaments sous forme liquide. Cela pourrait vous être utile pour passer les contrôles de sécurité à l’aéroport. De même, il peut être prudent de le faire traduire en anglais.
– une copie de votre dernier bilan biologique.
– éventuellement un compte rendu médical succin (faits les plus marquants). Encore une fois, il peut être prudent de faire traduire en anglais ce compte-rendu.

De même, n’hésitez pas à aller faire une visite chez votre dentiste, car l’avion peut amplifier une rage de dent. En Europe, il n’y a pas trop de problèmes pour trouver un dentiste sur place, mais cela peut gâcher quelques jours de vacances.


Besoin d’antirétroviraux pour plus d’un mois ? Pour un séjour de plus d’un mois à l’étranger (et maximum six mois/an), votre pharmacien peut vous remettre une quantité suffisante de médicaments, sous réserve  d’un accord préalable de votre caisse d’assurance maladie. Votre médecin devra d’abord préciser son accord pour la délivrance en une seule fois de ce stock de médicaments. Ensuite vous devrez envoyer cette ordonnance à votre caisse, accompagnée d’une attestation sur l’honneur précisant certains renseignements*. Ce après quoi votre caisse vous adressera une notification d’accord (total ou partiel) ou de refus. L’accord est évidemment impératif pour pouvoir se faire délivrer l’ensemble des médicaments par votre pharmacien.

*Pour plus de détails, veuillez consulter la procédure en allant sur le site de la sécurité sociale (ameli.fr) en cliquant sur « Pharmacien », dans la section « Vous êtes professionnel de santé », puis sur « Délivrance d’un traitement de plus d’un mois »


Lire la suite : être à jour de ses vaccinations

 

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