Assemblée groupes études

Source: seronet.info

Il existe environ 80 « groupes d’études » à l’Assemblée nationale sur des sujets très variés, dont certains concernent directement la santé. C’est le cas de celui sur VIH et sida, ou encore de ceux sur le cancer, la santé mentale, la maladie d’Alzheimer, les maladies rares, etc. Certains groupes d’études sont dévolus aux questions d’organisation du système de santé comme celui qui traite des déserts médicaux et de l’accès aux soins, de la fin de vie, ou encore du handicap et de l’inclusion.

Des groupes ont aussi été constitués sur la « prostitution » (c’est le terme utilisé par l’Assemblée nationale), le cannabis, les conditions d’accueil des migrants-es et des mineurs-es non accompagnés-es, les discriminations et LGBTQI-phobies, la pauvreté, précarité, non-recours aux droits et sans-abri ou encore les prisons et les conditions carcérales. 

Le 7 décembre dernier, le Bureau des groupes d’études, présidé par le député RN Sébastien Chenu, a « agréé la liste des groupes d’études pour la XVIe législature et réparti les présidences ou co-présidences entre les groupes politiques ». 

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Tahiti VIH

Source: tahiti-info.com

Tahiti le 12 janvier 2023 – En 2022, une personne est décédée du VIH et 21 nouveaux cas ont été détectés. “Une augmentation de presque 50% comparés à 2021”, selon le docteur Lam Nguyen, médecin épidémiologiste à la Direction de la santé. La hausse s’explique par plusieurs facteurs, et les données de recensement de malades ont été perturbées par la pandémie.

En 2022, 21 nouveaux cas d’infection au VIH ont été dénombrés, dont 4 au stade du sida. Un étudiant âgé de 24 ans est décédé des suites de complications liées à la maladie. La Direction de la santé est consciente du problème. Elle rappelle actuellement, avec une campagne préventive, que “le VIH circule activement au fenua”. Des affiches reprenant ce message ont notamment été distribués en pharmacie, dans le but d’inciter la population à se faire dépister.

“Le nombre de nouveaux cas de VIH détectés en 2022 a presque doublé comparé à 2021. On passe de 14 à 21 cas supplémentaires cette année. Au total, cela représente un peu plus de 170 personnes” porteuses du virus en Polynésie, explique le docteur Lam Nguyen, médecin épidémiologiste à la Direction de la santé. Le médecin suit “95 à 100 %” des patients atteints par le virus. “On constate que le nombre de personnes infectées augmente significativement depuis les années 2015/2016”, explique Dr Nguyen.

“Il est important de prendre le sujet du sida au sérieux. L’un des soucis, c’est que certaines personnes contaminées se laissent aller, ne suivent pas leur traitement, et ne se protègent pas. En conséquence, elles laissent la maladie circuler”, rappelle Karel Luciani, président de l’association Agir contre le sida.

Problème “d’interprétation” des données

Le docteur Nguyen explique que “l’augmentation de cas sur l’année 2022 ne veut pas forcément dire que la maladie a circulé plus activement”. “Il y a un problème d’interprétation des données. Il faut réfléchir aux différentes hypothèses possibles pour expliquer cette hausse”, continue-t-il. “Pendant la période de pandémie, les dépistages du VIH et des autres IST (Infections sexuellement transmissibles, ndlr), se faisaient plus rarement. Les gens étaient confinés et se déplaçaient moins dans les dispensaires, les pharmacies. Le personnel soignant était aussi complétement submergé par le covid. Je crois que les retards de diagnostic du VIH durant les deux années covid se répercutent sur l’année 2022. Concrètement, des personnes qui n’ont pas pu être dépistées pendant les deux ans d’épidémie, ne l’ont été qu’en 2022”, suggère l’épidémiologiste.

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Histoire VIH

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Thomas Mallon est un romancier, essayiste et critique américain. Il s’établit en 1985 à New York, dans un studio à Manhattan. Il a alors 33 ans et la cité américaine fait face au VIH. La Library of Congress a acquis cent quarante-six volumes de ses journaux intimes, qu’il tenait depuis le début des années 1970. Avant de remettre les carnets dans lesquels l’auteur ouvertement gay a chroniqué sa vie, il a scanné et téléchargé les pages sur une clé USB. Le 5 décembre dernier, l’hebdomadaire américain The New Yorker a publié des extraits de ces carnets qui datent de 1985 à 1988.

On peut y découvrir un instantané de la ville de New York en proie à l’épidémie de sida et la peur viscérale de Thomas Mallon de se faire dépister après le décès en 1984, des suites du sida, de son amant Tommy. Extraits : 10 septembre 1985 : « Nous avons tous été exposés, nous vivons tous sous l’épée et je ne suis pas plus mortel qu’un autre. Nous allons l’avoir ou pas. Point final. Je déteste faire ce calcul dans ma tête, mais peut-être que ça aide à ne pas devenir complètement fou ». 2 octobre 1985 : « J’ai pris le train pour rentrer chez moi. . . . La première chose que j’ai vue à l’extérieur du terminal, c’est le Post annonçant la mort de Rock Hudson. Le pauvre bougre. Pauvre de nous. L’article de couverture à New York est sur « le dernier mot pour éviter le sida ». Un médecin me rassure, un autre me dit que j’ai plus d’une chance sur trois d’avoir le sida. Et Diane McGrath, la candidate républicaine à la mairie, veut fermer non seulement les saunas mais aussi les bars ». 

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AAH

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La déconjugalisation de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) signifie que les revenus du ou de la conjoint-e d’un-e adulte handicapé-e ne sont plus pris en compte dans le calcul de l’AAH pour cette personne. Les décrets d’application se sont fait attendre… comme souvent. Finalement, fin décembre, ils ont été publiés au Journal officiel, ouvrant la voie à la mise en œuvre effective de la déconjugalisation de l’AAH (allocation aux adultes handicapées). Le principe a été décidé par le Parlement le 16 août 2022, après des mois de blocage de l’ancienne majorité et du gouvernement, et, surtout, des années de combat de la part des associations de santé, dont celles de lutte contre le VIH/sida. Mais cela ne sera effectif qu’en octobre prochain.

De quoi parle-t-on ?

« L’allocation aux adultes handicapés est un minimum de ressources garanti aux personnes en situation de handicap, de façon subsidiaire, c’est-à-dire qu’elle n’est allouée qu’à la condition que la personne n’a pas pu faire valoir ses droits à d’autres prestations », rappelle la fiche pratique de Santé Info Droits, consacrée à l’AAH. Les personnes touchées par une incapacité du fait du VIH ou d’une hépatite virale peuvent donc bénéficier de cette allocation à défaut de disposer de ressources minimales (salaire, pensions, etc.). Ces dernières années, l’accès à l’AAH s’est réduit pour les personnes vivant avec le VIH et/ou avec une hépatite virale. Comme pour toute allocation, son versement se fait selon certains critères ; autrement dit « sous réserve de remplir un certain nombre de conditions d’ordre administratif et médical ». Côté médical, la personne doit présenter un taux d’incapacité permanente d’au moins 80 % ; ou de 50 à 79 % avec une restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi. Le taux de handicap est apprécié selon le Guide-barème pour l’évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées figurant à l’annexe 2-4 du Code de l’action sociale et des familles. Les conditions administratives sont les suivantes : la personne qui fait la demande doit justifier « d’une résidence stable, permanente et régulière sur le territoire français ». C’est-à-dire plus de trois mois, sauf exceptions particulières. Pour les personnes étrangères (hors ressortissants-es de l’Union européenne ou de l’espace social économique), la régularité est justifiée par la production d’un titre de séjour ou d’une attestation de demande de renouvellement de titre de séjour.

La durée de validité de l’AAH ne peut être inférieure à un an, ni supérieure à dix ans. Elle peut toutefois être attribuée sans limitation de durée (attention : retenez votre souffle…) « à toute personne qui présente un taux d’incapacité permanente supérieur à 80 % et dont l’évaluation établit l’absence de possibilité d’évolution favorable à long terme des limitations d’activités ou des restrictions de participation sociale occasionnant une atteinte définitive de l’autonomie individuelle des personnes qui ont besoin d’une aide totale ou partielle, d’une stimulation, d’un accompagnement pour l’accomplissement des actes de la vie quotidienne ou qui nécessitent une surveillance ». Et enfin son versement dépend des ressources perçues par le foyer au cours de l’année civile de référence, c’est-à-dire l’avant-dernière année précédant la période de paiement (soit N-2). Le plafond de ressources varie selon que le-la demandeur-se vit seul-e ou en couple. Et à deux… c’est un problème !

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Violence Conjugale

Source: lesoleil.com

Les femmes victimes de violence conjugale sont trois fois plus susceptibles de contracter le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), constate une étude menée par une équipe de recherche de l’Université McGill.

L’article publié dans «The Lancet HIV» révèle qu’il existe un lien étroit entre la violence fondée sur le genre et les épidémies de VIH dans certains des pays les plus touchés. Chez les femmes vivant avec le virus, celles qui ont vécu de la violence conjugale au cours de la dernière année ont 10 % moins de chances d’avoir une charge virale indétectable, l’étape ultime du traitement.

«Environ une femme sur quatre vivra une violence physique ou sexuelle pendant sa vie, affirme Mathieu Maheu-Giroux, professeur à l’Université McGill et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en modélisation de la santé des populations. Dans certains pays, c’est plus de 40% des femmes qui ont subi ce genre d’abus au cours de la dernière année».

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