saint étienne sida

Source: saint-etienne.fr

Labellisée « Ville engagée contre le sida » depuis 2019, Saint-Étienne poursuit sa mobilisation à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre ce virus avec un seul mot d’ordre : amplifier les messages de prévention.

Un ruban rouge sur le fronton de l’Hôtel-de-Ville, voilà une action symbolique que mène la Ville de Saint-Étienne pour afficher sa mobilisation contre le virus du sida. Ce ruban sera bien là jeudi 1er décembre, mais le temps fort se déroulera en fin de journée.

Un village des associations sur la place Jean-Jaurès

Dès 18 h 30, un village associatif sera dressé à côté du kiosque, en partenariat avec la Ville. Il réunira Aides, Enipse, le Planning familial, Triangle rose, Transaide, Démineurs, Face à Face, l’Adems (Association des étudiants en médecine de SaintÉtienne), avec les CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections du VIH et des IST).

Ce village apportera toutes les informations nécessaires sur la prévention et le dépistage du VIH (virus de l’immuno-déficience humaine) et des infections sexuellement transmissibles.

Et sous le kiosque, un concert, donné par les élèves du conservatoire Massenet, complètera et animera ce temps de mobilisation à destination du grand public.

La suite de cet article ici saint-etienne.fr

Logo seronet

Source: seronet.info

La Journée mondiale de lutte contre le sida a lieu chaque année le 1er décembre depuis 1988, à l’initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est un rendez-vous important pour les militants-es de la lutte contre le VIH avec des marches, des actions et des stands de prévention, dans la plupart des villes. Seronet vous propose une sélection, non exhaustive, d’événements prévus en France cette année.

Des mots contre l’oubli à Paris

Les Amis-es du Patchwork des Noms organisent une lecture de lettres écrites par les personnes qui ont créé des patchworks pour leurs proches décédés-es des suites du sida, pour exprimer leur douleur, leur colère, leur souvenir. Des lettres qui résonnent aujourd’hui sur les avancées obtenues et les combats à mener. Les lectures seront accompagnées de projection de photos de patchworks et de vidéos de déploiement, entrecoupées de fonds musicaux. Samedi 26 novembre de 18h30 à 20h30 à La Mutinerie (176-178 rue Saint-Martin – 75003 Paris).

Une table ronde à Strasbourg

Les militants-es de AIDES ont prévu une table ronde sur le travail du sexe (TDS) en partenariat avec le Cegidd (centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH et les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles) local, la PASS, CIDFF, Planning familial, PINK, Femmes de parole, l’Agence régionale de santé et la municipalité de Strasbourg. Cette table ronde sera intitulée : « Quels enjeux, besoins et perspectives? » et reviendra sur le contexte du travail de sexe à Strasbourg, la présentation des actions mises en place sur Strasbourg pour le public TDS, un retour sur la loi dite de pénalisation des clients de 2016 et une identisation des besoins.
Vendredi 16 décembre de 14 heures à 17 heures.

Une marche militante à Paris

La traditionnelle marche militante organisée chaque année à l’initiative d’Act Up-Paris aura comme mot d’ordre cette année : « Sida : femmes oubliées, femmes assassinées ». La manifestation partira de la place de la République à 19h jusqu’à l’Église Saint-Eustache (parcours à confirmer). Le lieu de rassemblement est prévu à 18 heures, place de la République avec prises de paroles à 18h30 et début de la marche à 19 heures. Une soirée aura lieu au Yono (37 rue Vieille du Temple – 75004 Paris)

Programme complet ici : seronet.info

VIH indétectable

COMMUNIQUÉ DE PRESSE, à l’approche de la journée mondiale de lutte contre le VIH-sida

Paris, le 30 Novembre 2022.

Parmi les acteurs et actrices de la lutte contre le VIH-sida, personne n’ignore ce que représente le Rapport Hirschel (ou « Avis suisse »). Le 1er décembre 2007, il y a quinze ans jour pour jour, il affirmait pour la première fois qu’une personne vivant avec le VIH, avec un traitement efficace et une charge virale indétectable, ne transmettait pas le virus à ses partenaires. Cette annonce aurait dû révolutionner la prise en charge du VIH et sa prévention. Or, quinze ans plus tard, les sondages d’opinions se succèdent et avec eux ce triste constat : l’information ne se diffuse pas auprès du grand public, des professionnels de santé ou de l’action sociale… qui restent marqués par des représentations datant des années 1980-1990 concernant le VIH.

Pourtant les preuves scientifiques irréfutables ne manquent pas. De l’essai HPTN 052 (2011) aux deux essais PARTNER 1 et 2 (2014 et 2018), des dizaines de milliers de rapports sexuels (77 000 rien que dans Partner 2 !) ont été étudiés et ont permis de confirmer l’affirmation d’origine : aucune transmission du VIH n’a été observée entre partenaires sérodifférents, hétérosexuels ou homosexuels, avec pénétration vaginale et/ou anale, sans usage de préservatif ni de la PrEP, pendant toute la durée de ces études. Ces essais cliniques étaient présentés par le Pr Gilles Pialoux (Hôpital Tenon) pendant le webinaire organisé par Actions le 21 novembre dernier.

Que faut-il de plus pour que l’information se diffuse plus largement au-delà du microcosme de la lutte contre le VIH-sida ? Pour que le grand public sache enfin que VIH indétectable = VIH intransmissible ?

Les conséquences de cette méconnaissance sont réelles et concrètes dans la vie des personnes qui vivent avec le VIH, parfois depuis plusieurs décennies :

  • Elles sont toujours considérées, par une partie de la population, comme des « bombes virales ».
  • Elles n’ont parfois pas la chance d’avoir une vie affective et sexuelle satisfaisante, quand elles en ont une.
  • Elles sont discriminées dans leur parcours de soins et se voient encore refuser une prise en charge efficace par des professionnel-le-s de santé mal informé-e-s.
  • Elles sont discriminées sur leur lieu de travail et l’accès à certaines professions leur est impossible.
  • Elles font face à des réactions hostiles quand entrent en EHPAD, par les soignants et les résident-e-s.

Les exemples sont beaucoup trop nombreux. Ce sont autant de discriminations qui nuisent à la santé physique et mentale des personnes concernées, les éloignent du soin et de la prévention, les isolent du reste de la société.

Lors du WEBINAIRE organisé par Actions Traitements : « Indétectabilité du VIH : quand la science avance plus vite que les mentalités », les experts présents n’ont pas hésité à affirmer : « le risque zéro existe ! ». Sous-entendu, quand une personne est traitée efficacement contre le VIH il n’y aucun risque qu’elle transmette le virus à son, sa ou ses partenaires. Il est grand temps que ce message soit diffusé le plus largement possible, au-delà du travail déjà fourni par les associations au quotidien sur le sujet.

Aujourd’hui, on emploie encore trop souvent des pincettes, des précautions, des renvois en bas de page ou des limites de toute sorte, pour parler de « VIH indétectable = VIH intransmissible ». Cela nuit à la compréhension du message et crée de la suspicion, du doute, alors qu’il s’agit d’un fait scientifique indéniable : une personne séropositive sous traitement ne transmet pas le VIH à ses partenaires. C’est l’occasion de rappeler que ce ne sont pas les personnes séropositives sous traitement qui transmettent le VIH, mais bien celles qui ignorent leur séropositivité car éloignées du soin ou de la prévention.

C’est par un engagement de toutes et tous, notamment les pouvoirs publics et professionnel-le-s de santé, que le regard doit changer sur la vie avec le VIH, les personnes concernées, ainsi que la prévention. « VIH indétectable = VIH intransmissible » est une information de santé publique. Le risque zéro existe, en matière de non-transmission du VIH, il est urgent de le faire savoir !

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À propos d’Actions Traitements : association créée en 1991 à l’initiative des personnes vivant avec le VIH. L’association, agréée pour représenter les malades et les usagers du système de santé, a pour but d’informer, accompagner, soutenir et défendre les droits des personnes vivant avec l’infection à VIH, les virus de l’hépatite, les pathologies associées et les infections sexuellement transmissibles. Membre co-fondateur du collectif interassociatif TRT-5 CHV, qui rassemble 14 associations de lutte contre le VIH, les IST et les hépatites virales.

Contact presse : Cédric DANIEL – cdaniel@actions-traitements.org – 06 21 50 25 42

vaccin grippe

Source : Hajime

La campagne annuelle de vaccination contre la grippe saisonnière est ouverte depuis le 18 octobre 2022 et se terminera le 31 janvier 2023. Comme chaque année, le premier mois de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière permet aux personnes les plus fragiles de se faire vacciner en priorité. Actions Traitements en profite pour renouveler son engagement en faveur des vaccins recommandés pour les personnes vivant avec le VIH et/ou une hépatite virale, dont le vaccin contre la grippe saisonnière fait partie.

À cette occasion, nous vous proposons de participer à cette enquête, conçue en partenariat avec l’institut Hajime AI, une jeune entreprise crée par des psychologues sociaux afin d’améliorer le parcours des patients touchés par des pathologies chroniques. L’objectif est de partager votre ressenti vis-à-vis du vaccin contre la Grippe saisonnière.

Cette enquête est destinée aux personnes vivant avec le VIH. Elle est totalement anonyme, dure en moyenne 5 minutes et ne fait l’objet d’aucun financement tiers.

Les questionnaires sont basés sur des modèles psychosociaux permettant de mesurer les croyances et les perceptions des individus sur un sujet donné. Nous ne pouvons pas décrire en détail ces modèles avant la passation afin de ne pas biaiser les réponses. Si vous trouvez certaines questions incohérentes, cela est normal. Nous vous donnerons toutes les clefs de compréhension avec les résultats de l’enquête.

Il n’y a absolument aucune obligation et vous êtes libre de participer ou non. Votre avis compte afin d’améliorer le parcours et la communication qui sont proposés aux patients.

Pour participer à l’enquête, cliquez ici

Source: seronet.info

Juin 2022, une maison dans un quartier résidentiel de la banlieue de Lyon. Andréa nous accueille chez elle dans son intimité familiale, entourée de son mari et de ses trois enfants. La jeune femme franco-ivoirienne a soigné son look et son arrivée en descendant les escaliers qui mènent au salon, dans sa superbe robe rouge. « Est-ce que ça va mes cheveux ? » nous demande-t-elle. À 30 ans, Andréa est devenue l’une des figures les plus visibles de la lutte contre la sérophobie, que ce soit en Côte d’Ivoire ou en France. Rencontre.

Quelles étaient vos connaissances et représentations du VIH avant d’être vous-même concernée ?

Andréa : Je connaissais les modes de transmissions, mais j’ignorais tout des traitements ou encore de la différence entre VIH et sida. En tant que jeune femme avec un accès à l’éducation et issue d’un milieu social confortable, je ne me sentais pas concernée par le VIH. Pour moi, c’était une maladie qui concernait principalement les usagers de drogue, les travailleuses du sexe, les personnes plus âgées ou la communauté gay.

Dans quelles circonstances avez-vous découvert votre séropositivité au VIH ?

En 2014, j’avais 22 ans et je venais de rencontrer un garçon avec qui les choses devenaient sérieuses. J’ai fait un dépistage VIH pour qu’on puisse arrêter le préservatif. C’était le premier dépistage de ma vie et je ne m’attendais pas du tout à un résultat positif. Ma mère et ma sœur jumelle savaient que j’allais chercher les résultats ce jour-là. En rentrant à la maison, j’ai fondu en larmes et elles ont compris direct. J’ai été dépistée en stade avancé de l’infection avec moins de 200 CD4/mm3 et une charge virale à plus d’un million de copies ; ce qui veut dire que j’étais sans doute infectée par le VIH depuis un bon moment. Ma famille m’a soutenue et, au départ, mon copain aussi. Mais je sentais bien qu’il avait peur que je lui transmette le VIH. Un jour, il a vu que ma brosse à dent était juste à côté de la sienne et il s’est mis très en colère. Il a fini par me quitter.

Qu’est-ce que le VIH a changé dans votre vie ?

Je dirais que la première année, j’ai perdu une forme d’insouciance et d’innocence. Je sortais moins. Je me suis renfermée sur moi-même et je me suis réfugiée dans la prière. Il y avait un fort sentiment de honte et de culpabilité en moi. J’ai connu aussi des effets indésirables dus aux traitements, comme une fatigue chronique, une prise de poids, une perte de mémoire ou une baisse de libido. Et puis en 2015, quelques jours après ma rupture amoureuse, j’ai rencontré Nicolas qui est devenu mon mari et le père de mes enfants. C’est son amour qui m’a sauvée et redonné confiance en moi. Nicolas était déjà informé et n’avait pas de crainte particulière liée au VIH.

Comment est venu votre projet de parentalité ?

La suite disponible sur le site seronet.info

Source: actualite.cd

Médecins Sans Frontières a présenté ce mardi 15 novembre 2022 le bilan 20 ans de prise en charge gratuite des personnes vivant avec le VIH à Kinshasa. Il s’agit d’un anniversaire en demi-teinte pour l’organisation et les patients malgré des progrès enregistrés en RDC au cours des vingt dernières années. En effet, lorsque les équipes de MSF ouvraient en mai 2002 le tout premier centre de traitement gratuit dans la commune de Lingwala à Kinshasa, la situation était critique: plus d’un million d’hommes, femmes et enfants, vivent alors avec le VIH en RDC, et le virus y tue entre 50 000 et 200 000 personnes chaque année, selon l’ONU-SIDA.

 » À l’époque, être infecté par le VIH équivalait pour beaucoup à une condamnation à mort. Les traitements ARV étaient extrêmement rares dans le pays, et leur prix empêchait une écrasante majorité de patients d’en bénéficier. MSF a été la première organisation à introduire le traitement ARV gratuit pour ses patients. Depuis lors, nous n’avons jamais cessé de nous battre pour en élargir l’accès au plus grand nombre « , explique Docteur Maria Mashako, coordinatrice médicale pour MSF en RDC. 

Pour l’organisation médicale internationale, qui marque cet anniversaire par une série d’activités publiques dans la capitale (dont une exposition rétrospective), ces 20 ans de prise en charge sont l’occasion de jeter un regard en arrière sur les avancées obtenues et les défis à relever. Rien qu’à Kinshasa, MSF a appuyé une trentaine de structures de soins au cours des deux dernières décennies pour offrir gratuitement des tests de dépistage, assurer l’accès aux traitements et à des soins de qualité.

Article complet ici actualite.cd

Senegal Awards

Source : sudquotidien.sn

APS) – Les initiateurs du quatrième forum des médias sur le Sida en Afrique de l’Ouest et du Centre, ouvert mardi à Dakar, ont fait part de leur souhait de voir cette rencontre contribuer à relancer la dynamique de la lutte contre le VIH.

« Médias, VIH, genre et droits humains dans un contexte de Covid-19 en Afrique de l’Ouest et du Centre », est le thème de cette rencontre de trois jours organisée par le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN).

Cette rencontre est attendue comme une opportunité de mettre à jour les actualités et les données sur la maladie, selon les initiateurs.

A travers ce forum, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement veut aussi « contribuer à relancer la dynamique de lutte contre le Sida dans nos pays », a dit son président, le journaliste ivoirien, Youssouf Bamba.

L’avènement brutal de la pandémie à Covid-19 en 2019 et la mobilisation de la communauté internationale pour contrer les avancées de cette maladie « a malheureusement fait des dégâts collatéraux dans la chaîne de prévention et de prise en charge d’autres pandémies comme la VIH Sida », a-t-il fait valoir.

« Les médias ont été également impactés par cette situation mondiale, donnant ainsi l’impression dans la population que parler du SIDA relevait du passé », alors que le dernier rapport actualisé sur le VIH 2022 révèle qu’ »il y a encore beaucoup à faire pour aller vers l’élimination en 2030″, a souligné M. Bamba.

La tenue de ce forum auquel participent une quarantaine de journalistes venus de 17 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, représente « une opportunité réelle de mettre à jour leurs connaissances sur l’actualité de la pandémie du VIH et ses interactions avec les autres pandémies en Afrique comme la Covid-19 », a-t-il indiqué.

« Considérés à juste titre comme des instruments de promotion et de prise de conscience, les médias peuvent et veulent à partir de Dakar, contribuer à relancer la dynamique de la lutte contre le VIH/Sida en Afrique de l’Ouest et du centre », a ajouté Youssouf Bamba.

Le directeur général de la Santé, Barnabé Gningue, venu présider l’ouverture officielle de ce forum, a salué cette initiative qui selon lui contribuera « de façon certaine à maintenir la lutte contre le VIH pour l’atteinte des objectifs d’élimination en 2030’’.

Article à lire sur sudquotidien.sn

pénurie médicament

Source : insb.cnrs.fr

Lors d’une infection virale, nos cellules produisent des médiateurs de l’immunité, appelés interférons, qui déclenchent la production de facteurs cellulaires permettant de lutter contre les pathogènes. Un nouveau mécanisme de contournement des défenses cellulaires vient d’être identifié : le virus de l’immunodéficience humaine (VIH-1) présente des modifications chimiques de son génome appelées méthylations. Celles-ci protègent le génome viral et retardent sa dégradation par l’un des facteurs de défense cellulaire, la nucléase ISG20. Cette découverte, publiée dans la revue Nucleic Acids Research ouvre la possibilité de mieux contrôler l’infection en agissant sur ces modifications du génome viral.

Malgré le développement de thérapies antirétrovirales hautement efficaces, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH-1) reste un problème de santé public majeur. Sa pathogénèse est notamment liée à sa capacité à établir une infection persistante dans des cellules du système immunitaire en échappant à certains mécanismes antiviraux de l’immunité innée. Dans cette étude, un nouveau mécanisme permettant au VIH-1 d‘échapper à un facteur antiviral a été identifié. Ce mécanisme met en jeu, côté virus, des modifications du génome viral appelées méthylations, sur le groupement 2’OH des nucléotides du génome ARN. Côté cellule, c’est le facteur cellulaire ISG20, une nucléase capable de dégrader des ARN étrangers qui intervient. Des expériences réalisées in vitro ont montré que la nucléase ISG20 dégrade efficacement des ARN mimant le génome non modifié du VIH-1. Cependant, la méthylation du génome viral le préserve de toute dégradation. Pour démontrer que la résistance à l’action de la nucléase confère au virus un avantage dans la cellule, des lignées cellulaires ont été infectées par des virus dont le génome était plus ou moins riche en méthylations. Ces expériences ont montré que les virus à génome peu méthylé avaient une sensibilité exacerbée vis-à-vis du facteur antiviral ISG20. On savait que les génomes de certains virus, dont celui du VIH-1, pouvaient être modifiés pour passer inaperçus auprès des ARN hélicases cellulaires sentinelles (RIG-I, MDA5). Cette étude montre qu’en plus, ces modifications du génome viral rendent les virus résistants à l’action antivirale de ISG20, facilitant ainsi l’établissement de l’infection.

Bien qu’il reste à démontrer si ce mode d’évasion viral est un mécanisme partagé par tous les virus à génome ARN, ce travail dévoile un nouveau mécanisme permettant aux virus d’échapper à la détection précoce du système immunitaire. Ces résultats permettront d’initier des projets de développement de stratégies visant à stimuler la capacité naturelle des cellules à se défendre contre les agents pathogènes.

Article complet ici : insb.cnrs.fr

pénurie médicament

Source: univadis.fr

Une étude française, ANRS DOXYVAC, a été mise en place pour évaluer l’efficacité sur la réduction du risque d’infections sexuellement transmissibles (IST) de la combinaison d’une prophylaxie post-exposition par la doxycycline et de la vaccination avec le vaccin Bexsero®.

Pourquoi une telle étude ?

Cela fait plusieurs années que des équipes de recherche dans le monde étudient l’efficacité d’antibiotiques utilisés en prophylaxie post-exposition sur la réduction du risque d’IST. Par exemple, l’essai ANRS IPERGAY a déjà démontré que la doxycycline, utilisée dans les 72 heures après un rapport sexuel, permettait une réduction d’environ 70% du risque d’infection à chlamydia et de syphilis.

Par ailleurs, des études épidémiologiques ont rapporté que les personnes vaccinées contre le méningocoque B par le vaccin Bexsero® pouvaient avoir une réduction du risque d’infection à gonocoque d’environ 30%.

Face à ces données, des chercheurs français ont donc décidé de mettre en place l’étude ANRS DOXYVAC. Cet essai prospectif a inclus plus de 500 hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), très exposés au risque d’IST et ayant présenté au moins une IST dans l’année précédant leur participation à l’étude. Ils ont été randomisés en 4 groupes :

  • Prophylaxie post-exposition par la doxycycline ;
  • Vaccination par Bexsero® ;
  • Combinaison de ces deux interventions ;
  • Aucune de ces deux interventions.

Quels sont les résultats ?

Cette étude est conduite depuis janvier 2021 et une analyse intermédiaire a montré que :

  • Le groupe recevant la doxycycline dans les 72 heures suivant un rapport sexuel avait une réduction importante du risque de syphilis et d’infection à chlamydia ainsi qu’une réduction significative de l’incidence des infections à gonocoque.
  • Le groupe recevant le vaccin Bexsero® présentait une réduction significative du risque d’infection par le gonocoque.

A la suite de ces premiers résultats et sur recommandation du comité indépendant de l’essai, les responsables scientifiques et le promoteur ont décidé d’interrompre l’étude et de recommander la mise à disposition de ces traitements à tous les participants de l’essai, après validation par les autorités réglementaires et éthiques. Le suivi des participants va se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2023 pour s’assurer de l’efficacité sur le moyen terme de ces stratégies de prévention.

Les résultats de l’étude ont été soumis pour présentation à un congrès international au début de l’année 2023.

Le Pr Jean-Michel Molina, investigateur coordonnateur de l’étude, rappelle toutefois que « le préservatif reste la pierre angulaire de la prévention contre les IST en général. C’est en additionnant tous les outils de prévention qui ont fait leur preuve que nous serons en mesure de contrôler efficacement les infections sexuellement transmissibles et d’atteindre l’objectif de l’OMS et de l’ONUSIDA pour 2030, qui est de réduire de 90 % l’incidence des IST ».

Article disponible ici univadis.fr

Source : komitid.fr

Cela faisait plusieurs mois que nous souhaitions interviewer le nouveau directeur général de Coalition Plus, une puissante organisation qui regroupe une centaine d’ONG de lutte contre le sida à travers le monde. Avec Vincent Leclercq, nous abordons les réussites de cette organisation et les défis qui demeurent pour un monde sans sida.

Vincent Leclercq est depuis mai 2022 directeur général de Coalition Plus, qui regroupe une centaine d’organisations non gouvernementales de lutte contre le sida dans le monde. D’emblée, lorsque nous lui demandons de présenter son parcours au début de l’interview, il précise qu’il est un militant gay séropositif.  Il est depuis près de dix ans engagé dans la lutte contre le VIH/sida, à Aides, mais aussi en Angleterre au Terrence Higgins Trust.

Entretien avec un combattant déterminé.

Komitid : Pourquoi est-ce important pour toi de préciser que tu es gay et séropositif ?

Vincent Leclercq : La parole à la première personne dans le domaine du VIH, c’est une parole qui change le regard, qui transforme, qui humanise, qui dédiabolise. C’est important de continuer à avoir cette parole et d’incarner cela dans nos organisations de lutte contre le sida. C’est plus simple dans le contexte dans lequel je suis mais elle reste quand même rare.

Si tu devais résumer ce qu’est Coalition Plus ?

On est une organisation de santé communautaire qui travaille avec les populations vulnérables. Il s’agit d’un réseau global d’organisations communautaires de lutte contre le sida qui se sont unies, principalement parce qu’elles avaient du mal à faire entendre leurs voix dans un monde dominé par l’anglophonie, par les experts médicaux. Coalition Plus a été créée à l’initiative de quatre associations : Aides en France, Coq sida au Québec, Arcade Santé Plus au Mali et l’ALCS au Maroc. Aujourd’hui on est une centaine d’associations sur des thématiques qui vont de la recherche communautaire au renforcement de capacités et à l’accès aux innovations. On utilise ce réseau pour faire du plaidoyer notamment sur l’augmentation des ressources du Fonds mondial ou sur les droits humains. On a une force énorme d’accès aux institutions.

Quels sont les pays principaux dans lesquels est présente Coalition Plus ?

On est sur tous les continents, on a des liens historiques en Europe et en Afrique. Coalition Plus a créé des plateformes régionales pour éviter d’avoir une réponse générique mondiale. Cela nous permet d’animer des enquêtes, des recherches qui sont à l’image de la région et avec les forces de la région. C’est un fonctionnement horizontal. On va lancer en 2023 une plateforme en Asie du Sud-Est, portée par notre membre en Malaisie et qui va avoir cette démarche de créer des partenariats dans la région sur ce qui alimente l’épidémie dans la région, principalement lié à l’usage de drogues chez les gays, les traitements de substitution et la réduction des risques (RDR), la pénalisation la véritable chasse aux usagers de drogue.

Un exemple de réussite de ces plateformes régionales ?

Il y a dix ans, un seul partenaire portait un projet de centre de santé communautaire, c’était au Mali. Aujourd’hui, grâce à Coalition Plus, grâce au partage d’expériences et de bonnes pratiques, tous nos membres ont des centres de santé communautaire, même Aides avec Le Spot.

Quelles ont été les réalisations de Coalition Plus et ses succès ?

Notre semaine internationale du dépistage qui a permis de répondre à la baisse des indicateurs. C’était au départ surtout une campagne de communication autour de la question du dépistage et c’est devenue une opération massive de dépistage pendant une semaine la veille du Premier décembre (Journée mondiale de lutte contre le sida, ndlr). On fait le dépistage du VIH, du VHC, des IST avec 48 partenaires dans le monde. On a de très bons résultats en terme de dépistage ciblé, on mobilise des partenaires politiques et aussi en interne. Une belle victoire. Une autre victoire est notre mobilisation sur les crises, qui prouve la force d’avoir un réseau. En temps de crise, on leur apporte un soutien financier et politique fort. Je prends l’exemple de la crise au Sahel. On est sans cesse en lien pour envoyer de l’argent. En Ukraine, on s’est mobilisé dès février pour des appels à dons. En Afghanistan on a pu aider des personnes à sortir du pays à notre petite échelle pour les mettre en sécurité. Pendant la période Covid, on a mis en place un fonds spécial qui a permis de débloquer 1,5 million d’euros en quelques semaines et de les envoyer à toutes nos associations avec la priorité qu’elles restent ouvertes.

« Il y a des “zones chaudes” dans le monde dont l’Afrique centrale, l’Europe de l’Est, l’Asie du Sud-Est qui sont très marquées par les problèmes de discriminations et d’accès aux soins 

Découvrir la suite de l’interview sur komitid.fr