Vivre avec

Prendre soin de moi

Conseils pour prendre soin de soi

Une bonne qualité de vie = un mode de vie sain
Vivre avec le VIH, ce n’est pas seulement prendre un traitement tous les jours, c’est aussi bien vivre avec dans tous les champs de la vie. On parle alors de qualité de vie.
Pour avoir une bonne qualité de vie, il n’y a pas de secret, il faut adopter un mode de vie sain. Prendre soin de soi, c’est faire attention à son corps pour l’aider à mieux lutter contre le virus et à mieux tolérer le traitement. C’est aussi un état d’esprit et savoir être à l’écoute de soi-même est important. Avec le temps, on apprend à mieux se connaître et repérer ce qui fait du bien à sa santé, physiquement mais aussi psychologiquement.
Il ne s’agit ainsi pas de voir les règles d’hygiène de vie que nous recommandons seulement comme un carcan qui priverait du plaisir, mais au contraire comme une façon de se sentir mieux.

Adoptez une alimentation équilibrée et bougez !

1. Adoptez une alimentation équilibrée
On sait maintenant qu’une alimentation variée et équilibrée aide à maintenir l’immunité et à mieux tolérer les traitements. Il est important d’essayer d’apporter à l’organisme des sucres (glucides), des matières grasses (lipides) et des protéines à chaque repas. Il est important de goûter à tout. Adaptez vos repas à votre activité physique, à vos goûts et à vos désirs. Prenez le temps d’un repas assis, au calme, avec des mets de votre préparation. « Bien manger » ne coûte pas plus cher et ne prend pas plus de temps. Il est préférable d’éviter la restauration rapide et les plats préparés autant que possible car non seulement ils sont de moins bonne qualité nutritive, mais ils coûtent plus cher. La « malbouffe » favorise par ailleurs l’obésité, le diabète et les maladies cardio-vasculaires.
Vous pouvez préparer des repas simples et faciles en respectant l’équilibre alimentaire.
Certains traitements peuvent en effet entraîner une augmentation du cholestérol et des triglycérides. Si c’est le cas pour vous, votre médecin vous l’indiquera et vous devrez être vigilant sur la consommation des « mauvaises graisses », mais aussi des aliments sucrés.

2. Bougez !
Avoir une activité physique adaptée est bénéfique sur le plan cardio-vasculaire, respiratoire et musculaire. Si vous pratiquez déjà une activité sportive, vous pouvez conserver le  niveau d’entraînement auquel vous êtes habitué. Vous pouvez aussi débuter une activité. L’important est de conserver un côté ludique et que vous preniez du plaisir dans cette activité. Aucun sport n’est contre-indiqué. En revanche, la pratique d’une activité physique régulière (une heure de sport une fois par semaine et trente minutes de marche par jour) permet de réduire la sensation de fatigue et d’augmenter le niveau d’énergie.

Levez le pied sur le tabac et l’alcool

3. Levez le pied sur le tabac et l’alcool
Les personnes vivant avec le VIH sont plus fragiles face aux effets négatifs du tabac. Il est en effet de plus en plus courant de voir des maladies cardio-vasculaires ou des cancers liés au tabac se développer de manière plus précoce chez les personnes séropositives. Autant que faire se peut, il faut envisager une diminution, voire un arrêt complet du tabac. Parlez-en avec votre médecin spécialiste qui vous indiquera la marche à suivre ou le cas échéant, vous orientera vers un addictologue.

L’alcool est aussi nocif que le tabac sur le long terme et peut provoquer de graves complications en cas de forte consommation. En effet, le foie est très sollicité par les traitements journaliers, une consommation excessive d’alcool pourrait le fragiliser, notamment en cas de co-infection. L’alcool peut également impacter votre observance en favorisant les oublis et les décalages de prise. Il est recommandé de boire dix verres d’alcool par semaine maximum, à raison de deux verres d’alcool tous les deux jours. L’alcool peut être associé à la fête, la convivialité, les moments entre amis. L’idée n’est pas forcément de le supprimer totalement, mais d’en contrôler la consommation. Avec une consommation raisonnée, vous soulagerez votre foie et votre pancréas qui sont fortement sollicités avec le VIH, les co-infections et les traitements. Il en va d’ailleurs de même des drogues récréatives, qui peuvent par ailleurs favoriser la prise de risque.

Retrouvez le sommeil et ne restez pas isolé

4. Retrouvez le sommeil
Votre sommeil est essentiel à l’organisme pour récupérer la fatigue accumulée. Le sommeil est facilement perturbé par les problèmes de santé et par ce qui peut nous préoccuper. Il est important d’analyser quels sont les moments où la fatigue est la plus importante, et si elle s’est manifestée suite à un événement particulier. Il peut s’agir d’un changement de traitement ou d’un événement personnel qui n’a rien à voir. Identifiez les éventuels symptômes (déprime, idées noires, irritabilité, insomnie, etc.) et n’oubliez pas de mentionner si vous consommez du café, de l’alcool, des somnifères, du tabac ou tout autre produit qui pourrait influencer votre sommeil. Aussi, repérez l’heure à laquelle vous ressentez le besoin de sommeil. C’est à ce moment-là qu’il faut se coucher à condition que vous vous soyez mis dans les meilleures conditions : du calme, une chambre aérée, un lit confortable, éventuellement une douche relaxante.
Si besoin, vous pouvez vous faire aider ponctuellement avec un médicament prescrit par votre médecin pour rompre le cercle vicieux de l’insomnie. Mais un sommeil naturel reste toutefois préférable.

5. Ne restez pas isolé
Être en bonne santé, c’est aussi être bien dans sa tête. Face au VIH, la tentation peut être grande de se replier sur soi-même, à cause de la déprime, de la peur d’être rejeté, d’un doute qui s’est installé, de la crainte de ne plus pouvoir aimer ou être aimé. Vous pouvez certes être d’un tempérament solitaire ou avoir besoin de moments rien qu’à vous pour vous retrouver, cependant l’isolement à long terme a des effets délétères sur votre qualité de vie ainsi que sur votre santé. Pour cela, il est important de continuer à avoir une vie sociale : sortir, voir des amis, aller au ciné, etc. Le fait de partager et d’échanger autour de votre expérience peut renforcer votre confiance en vous. Les associations de lutte contre le VIH/sida peuvent être des relais pour vous permettre de maintenir ou reconstruire votre vie sociale. Cela ne vous engage à rien, et au-delà de l’information qu’elles proposent, elles pourront aussi vous aider à réfléchir, à agir, à prendre des décisions importantes concernant votre santé.