Votre santé mentale, les infections et autres complications

Votre santé mentale, les infections et autres complications

(Ce contenu est extrait du guide Vous et votre santé : un guide à l’intention des personnes vivants avec le VIH publié par CATIE. Il est disponible ici en intégralité)

Votre santé mentale
La dépression et les autres troubles mentaux sont courants chez les PVVIH, bien qu’ils soient rarement reconnus et traités. Il nous arrive à tous de déprimer de temps à autre, mais si vous vous sentez déprimé ou désespéré pendant une période prolongée, ne tardez pas à en parler à votre médecin. Tout comme le stress et l’anxiété, la dépression est trop fréquemment ignorée et risque donc de nuire à votre santé et à votre sentiment de bien-être.

Nombre de problèmes de santé mentale peuvent être causés par les effets du VIH sur le cerveau ainsi que par certaines infections potentiellement mortelles. Ces troubles sont extrêmement rares vu que des soins appropriés peuvent contribuer à leur prévention; on ne les observe habituellement que chez les patients à un stade très avancé du sida. Les symptômes précoces de la démence causée par le VIH ou par d’autres infections peuvent inclure des problèmes de cognition, de mémoire et de concentration, ainsi qu’une difficulté à coordonner ses mouvements. Consultez immédiatement votre médecin dès que vous remarquez quoi que ce soit d’anormal.

Assurez-vous de faire le suivi de votre santé mentale à chacun de vos examens médicaux réguliers. Essayez de prendre conscience de votre état mental, de vos habiletés d’adaptation et de votre aptitude à faire face au stress. Chez plusieurs PVVIH, l’incapacité de gérer le stress peut conduire à une consommation excessive de drogues et d’alcool, ce qui nuit davantage à la santé de la personne concernée.

Les infections, les cancers et d’autres complications
Au fur et à mesure que le VIH détruit le système immunitaire, le corps ne parvient plus à lutter aussi efficacement contre des infections qu’un système immunitaire en santé parviendrait facilement à maîtriser. Par exemple, la pneumonie à Pneumocystis jiroveci (PCP), une infection fongique, peut causer de la fièvre et des difficultés respiratoires chez les personnes dont le compte de CD4+ est inférieur à 200 cellules/mm3. Si le compte de CD4+ baisse encore davantage, le parasite de la toxoplasmose peut se réactiver dans le cerveau ou le cytomégalovirus risque de se réveiller dans l’œil et de causer la cécité. En outre, certains cancers, tel le lymphome, sont plus courants chez les PVVIH dont le compte de CD4+ est faible. Il est généralement possible de prévenir ces infections en maintenant un compte de CD4+ suffisamment élevé.

Il peut arriver qu’un système immunitaire défectueux se mette à mal fonctionner et à s’attaquer par erreur à son propre corps. Dans un tel cas, on parle de maladie auto-immune. La PTI, ou purpura thrombopénique immune, est une maladie auto-immune relativement courante chez les personnes vivant avec le VIH.  On l’observe lorsque le système immunitaire détruit les plaquettes par erreur. Rappelons qu’un faible compte de plaquettes peut entraîner un risque considérable d’hémorragie.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un faible compte de CD4+ pour tomber victime d’une maladie auto-immune. Ainsi, il est important que le suivi de votre santé ne se limite pas à la vérification de votre compte de CD4+ et de votre charge virale. Consultez régulièrement votre médecin et méfiez-vous des complications éventuelles de l’infection au VIH.

Paul MacPherson

Produit du Réseau canadien d’info-traitements sida (CATIE). Pour plus de renseignements, visitez le site web à l’adresse http://www.catie.ca.

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