Preuve in vivo d’une réduction de la densité en synapses chez les patients infectés par le VIH malgré une thérapie anti-rétrovirale efficace.

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Source : Info VIH

Selon les études, 18 à 50 % des personnes vivant avec le VIH souffrent de troubles neurologiques, les outils de diagnostic à la disposition des cliniciens ne permettent pas pour l’heure de faire la part des choses entre un atteinte liée au VIH ou à une autre cause, en particulier les co-morbidités.

Des études autopsiques avaient permis de montrer des atteintes au niveau des synapses de patients présentant une atteinte neurologique supposément liée au VIH. Un marqueur isotopique capable de se lier à une glycoprotéine des vésicules synaptiques a été récemment développé. L’abondance de ces vésicules synaptiques est directement corrélée à la densité des synapses. Il est donc désormais possible d’appréhender la densité synaptique in vivo par des techniques de tomographie avec Emission de Position utilisant ce marqueur : le  [11C]UCB-J. Treize hommes infectés par le VIH avec une charge virale indétectable depuis au moins un an ont réalisé une IRM cérébrale et une mesure de la densité synaptique par tomographie avec émission de positions, les données ont été comparées à celles de 13 hommes non infectés par le VIH de même âge. Les patients étaient en moyenne âgés de 59,8 and avec un taux de CD4 à 689/mm3. Les PVVIH avaient une densité synaptique réduite de près de 14 % par rapport aux sujets contrôles, et une plus faible densité synaptique était associée à une réduction des performances à de moindres performances cognitives en particulier pour les fonctions exécutives. La principale limite de cette étude est la présence de différence d’ethnie et de niveau éducatif entre les PVVIH et la cohorte historique de contrôle. Si cette étude permet d’identifier un marqueur intéressant pour explorer la densité synaptique chez les PVVIH, elle ne permet d’élucider les mécanismes probablement multiples à l’origine de ces différences.

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