Vivre avec

Vie affective et sexuelle avec le VIH

Beaucoup d’événements peuvent perturber votre vie affective et/ou sexuelle pendant une période plus ou moins longue. Suite à la découverte de votre séropositivité, à l’occasion d’un changement de traitement, ou en raison d’un événement personnel. Cela peut se manifester par une perte ou une absence de désir, mais aussi, à l’inverse, par le développement d’une sexualité hyperactive. La plupart du temps, vous retrouvez une sexualité épanouie spontanément, au bout de quelques semaines ou mois. Dans le cas contraire, n’hésitez pas à en parler à votre infectiologue, votre médecin traitant, un sexologue ou tout autre professionnel spécifiquement formé pour vous apporter une écoute attentive et des conseils appropriés sur la sexualité. Les associations de personnes concernées proposent également des espaces d’échange qui peuvent vous être utiles, y compris pour lutter contre l’isolement.

Peur de transmettre ?

Les personnes vivant avec le VIH ont souvent peur de transmettre le virus à leur(s) partenaire(s). Gardez à l’esprit que quand vous prenez un traitement antirétroviral efficace, celui-ci permet d’arrêter la réplication du virus dans votre organisme. La charge virale (ou quantité de virus dans le sang) va alors diminuer très fortement, le plus souvent en quelques mois, pour atteindre un niveau dit « indétectable ». Le VIH est alors toujours présent dans votre organisme, mais à un niveau tellement faible que vous ne pouvez plus transmettre le virus à votre ou vos partenaires. À condition d’être bien observant à votre traitement (voir notre vidéo pédagogique sur l’observance pour plus d’informations), c’est-à-dire de le prendre en suivant scrupuleusement la prescription de votre médecin. C’est ce qu’on appelle le « traitement comme moyen de prévention », ou TasP (« treatment as prevention » en anglais) et notre vidéo pédagogique vous permettra de tout comprendre à ce sujet.

On sait depuis 2008 que le traitement antirétroviral d’une personne séropositive a un effet protecteur pour ses partenaires. C’est le professeur Hirschel qui a affirmé cette réalité pour la première fois dans le rapport qui porte son nom, aussi connu sous le nom de « l’avis suisse ». Cela a depuis été validé par de nombreuses études internationales et validé par les autorités de santé : l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’ONUSIDA et le Conseil national du sida (CNS) en France, par exemple.

Annoncer sa séropositivité

Quant à savoir s’il faut dire votre statut sérologique à vos partenaires réguliers ou occasionnels, cette décision vous appartient. C’est à vous de décider ce qui est le mieux pour vous et pour votre vie sexuelle et affective. Le dire peut parfois vous exposer à des réactions négatives, et ne pas le dire peut vous faire culpabiliser. L’essentiel est de vous assurer que vous êtes prêt à recevoir d’éventuelles réactions négatives et être bien entouré pour y faire face.