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VIH : vers des traitements plus simples

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Source : France Culture

FC : Pour les personnes séropositives, l’année 2022 commence avec une innovation thérapeutique importante : le traitement par injection bimestrielle. En France on estime que 180 000 personnes sont « contaminées » dont 25 000 qui ignorent leur séropositivité. Depuis le 21 décembre, pour les personnes qui vivent avec le VIH, un nouveau traitement est disponible et remboursé à 100% par la sécurité sociale. Il s’agit d’une bithérapie injectable, tous les deux mois, avec deux antirétroviraux que l’on connaît bien : une piqûre de Cabotégravir dans une fesse, et dans l’autre, une de Rilpivirine. Des études cliniques ont montré que pour contrôler la charge virale des patients cela fonctionnait aussi bien que la prise quotidienne de comprimés. Cette innovation est une avancée majeure pour la qualité de vie des patients, mais aussi une carte de plus dans la lutte contre le VIH.

Hugues Fischer est représentant d’association au groupe TRT-5 CHV et l’ancien président d’Act Up-Paris.

HF : Ce qui se passe, c’est très simple, c’est que depuis 35 ans qu’on a commencé à utiliser les premiers antirétroviraux, ce qui s’est passé c’est essentiellement que les gens ont fini par se trouver avec un traitement qui s’est progressivement allégé, mais qui était en général quotidien et par voie orale. Et donc l’industrie pharmaceutique s’est dit « et si on pouvait faire mieux, c’est-à-dire alléger la charge d’un traitement à très long terme en essayant d’avoir des formes qui persistent beaucoup plus longtemps, c’est-à-dire pour lesquelles on a moins de prises ? ». Et donc le premier vient d’être utilisable de manière standard en France. La chose c’est qu’on est au tout début de l’histoire et, en fait, c’est le premier produit à mis sur le marché. Il va y avoir d’autres choses. Pour arriver à faire des longues durées d’action, l’industrie cherche toute sorte de pistes dont une qui est des implants à diffusion lente. Là il s’agit de changer l’implant une fois par an. Nous, dans les associations et au groupe TRT-5, on a surtout plaidé pour que ce genre de produit soit vraiment utilisable et vraiment mis à disposition, parce que ça facilite la vie des gens, notamment des gens qui ont éventuellement des difficultés pour garder leurs médicaments, des difficultés d’accès au soin, des gens dans des situations précaires, etc. parce que là ils ont juste à faire une injection et ils sont tranquilles pendant un moment. Ils n’ont pas besoin de conserver des médicaments avec eux. Disons que ça simplifie la vie des gens, même si, par ailleurs, les injections il faut les faire. Évidemment, plutôt que de prendre des comprimés tous les jours, c’est pas mal.

FC : Il est toujours important de rappeler que quelqu’un traité avec des antirétroviraux cesse d’être infectieux.

HF : C’est surtout ça qui est important. Et là, pour le coup, disons que ça simplifie la vie des gens notamment parce qu’on assure une constance des traitements à coup sûr. Et donc immanquablement, on assure un résultat thérapeutique et une suppression de la charge virale à coup sûr.

Pour écouter ce reportage, rendez-vous sur la page de France Culture

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